Le Premier ministre par intérim, Phumtham Wechayachai, a déclaré que les partis de l’actuelle coalition dirigée par le Pheu Thai étaient disposés à accepter toutes les conditions posées par le People’s Party, héritier du parti dissous Move Forward. Toutefois, il a souligné que ce dernier n’avait pas encore pris de décision définitive et attendait la conclusion de ses discussions internes. L’accession du parti du peuple au pouvoir serait un changement majeur compte tenu de son contentieux avec la monarchie. Dans le cas du Pheu Thai, la porte du gouvernement resterait fermée mais celle d’un référendum constitutionnel serait ouverte.
Le People’s Party se trouve désormais face à un choix stratégique : apporter son soutien au Pheu Thai ou bien au Bhumjaithai, en lice pour diriger le prochain gouvernement.
Les conditions fixées par le People’s Party sont les suivantes :
Dissolution de la Chambre dans les quatre mois suivant la présentation de la déclaration de politique générale au Parlement.
Organisation d’un référendum sur la révision de la Constitution rédigée sous la junte, par le biais d’une Assemblée constituante élue directement par le peuple. Ce référendum devrait avoir lieu au plus tard lors des prochaines élections générales.
Maintien dans l’opposition, sans prise de portefeuilles ministériels par les membres du People’s Party.
Ce positionnement place le People’s Party en arbitre de la recomposition politique actuelle, à un moment où les équilibres parlementaires restent fragiles.
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