
Face à la flambée des prix du carburant liée au conflit au Moyen-Orient, le gouvernement thaïlandais a adopté ce jeudi un plan d’urgence en sept points pour protéger les citoyens et les secteurs les plus exposés. Le Premier ministre Anutin Charnvirakul a présidé une réunion exceptionnelle du Conseil des ministres pour coordonner ces mesures, qui visent à limiter l’impact sur la vie quotidienne et l’économie.
Parmi les mesures phares : la réduction envisagée de la taxe sur les carburants, le renforcement du programme de cartes sociales à 400 bahts par mois, et un soutien ciblé aux transporteurs – poids lourds, bus et motos-taxis – avec une aide calculée sur l’usage réel via le suivi GPS.
Le secteur agricole n’est pas en reste : un programme « Drapeau vert » permettra aux agriculteurs de réduire leurs coûts en favorisant des engrais moins chers et des alternatives locales, limitant ainsi la dépendance aux importations. Les pêcheurs bénéficieront également d’un carburant B20 moins cher de 5 à 6 bahts par litre.
Les entreprises liées aux contrats publics – construction et industrie – verront les délais de livraison prolongés et pourront recevoir des compensations adaptées. Enfin, un fonds de 10 milliards de bahts sera mis en place pour renforcer la trésorerie des PME et des chaînes d’approvisionnement.
Pour éviter toute spéculation, le ministère du Commerce supervisera les prix de 59 produits essentiels et veillera à leur disponibilité dans tout le pays via le programme « Thaïlande aide la Thaïlande », couvrant les 77 provinces.
Le gouvernement espère ainsi limiter les effets de la crise énergétique sur les ménages et les entreprises, tout en garantissant stabilité et sécurité économique dans un contexte international incertain.
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