
Le Centre de gestion de la sécurité routière a publié, samedi 3 janvier 2026, un nouveau rapport sur l’accidentalité durant la période des fêtes de fin d’année. Pour la seule journée du 2 janvier, 187 accidents ont été recensés, faisant 185 blessés et 21 morts. Ces données portent le bilan provisoire des quatre premiers jours des congés du Nouvel An — du 30 décembre au 2 janvier — à 991 accidents, 956 blessés et 171 décès.
L’excès de vitesse demeure la principale cause des accidents, représentant plus de 35 % des cas, suivi de près par la conduite en état d’ivresse (21 %).
Sans surprise, les motocyclettes restent les véhicules les plus exposés, impliquées dans près de 73 % des collisions. Celles-ci surviennent majoritairement sur des axes rectilignes, en fin d’après-midi, entre 15h et 18h.
Sur la période cumulée, Phuket apparaît comme la province la plus touchée en nombre d’accidents et de blessés, tandis que Bangkok enregistre le plus lourd bilan humain, avec 14 décès. Les autorités soulignent également une tendance préoccupante : les victimes appartiennent majoritairement à la tranche d’âge des 20-29 ans.
Face à la persistance de l’alcool au volant, les autorités ont durci le ton. Sur les 1 401 dossiers transmis à la justice le 2 janvier, l’immense majorité concerne des faits de conduite en état d’ivresse. Le gouvernement rappelle que les récidivistes s’exposent désormais, en cas de nouvelle infraction dans un délai de deux ans, à des peines pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement, 100 000 bahts d’amende, ainsi qu’à une annulation immédiate du permis de conduire. En complément des sanctions pénales, les contrevenants peuvent être astreints à des travaux d’intérêt général au sein des dispositifs de contrôle routier, dans un objectif de sensibilisation à la sécurité.
Le secteur des assurances tire la sonnette d’alarme
Selon la Commission de surveillance et de promotion des assurances, une part significative des véhicules impliqués — en particulier les deux-roues — ne dispose pas de l’assurance obligatoire. Les autorités rappellent qu’en cas de conduite sous l’emprise de l’alcool ou de défaut de permis en règle, les polices d’assurance ne couvrent pas les dommages du conducteur fautif, les compagnies se réservant en outre le droit de réclamer le remboursement des indemnités versées aux tiers.
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