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THAÏLANDE – TOURISME : La guerre au Moyen-Orient secoue les vols, le royaume tient‑il le choc ?

Date de publication : 12/03/2026
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Emirates Bangkok

 

Même si l’impact du conflit en Iran n’a pas encore frappé de plein fouet, le tourisme thaïlandais montre une résilience notable lors de cette première semaine de crise. Chaque jour, seulement vingt à trente vols entrants sont annulés, contre six à sept vols habituellement, principalement depuis le Moyen-Orient. Cela représente plus de 130 000 touristes en moins par mois, touchant surtout les visiteurs européens et du Moyen-Orient.

 

Les chiffres du Ministère du Tourisme et des Sports (MOTS) confirment cette tendance. Du 2 au 8 mars 2026, la Thaïlande a accueilli 616 229 touristes, soit une baisse de près de 9 % par rapport à la semaine précédente et de 4,2 % sur un an. Depuis le 1er janvier, le pays a enregistré 7,24 millions d’arrivées, en recul de 4,35 % sur un an. Le trafic quotidien moyen dans tous les aéroports est passé de 129 811 en février à 109 983 du 1er au 8 mars, soit une baisse de 15,3 % par rapport au mois précédent.

 

L’évolution par marché montre des contrastes. Les arrivées chinoises diminuent fortement après le Nouvel An lunaire, tandis que la demande européenne commence à fléchir avec l’entrée dans la basse saison. La fréquentation malaisienne progresse, et la Russie et l’Inde enregistrent des mouvements plus stables. Globalement, le trafic provenant des autres marchés internationaux recule, mais le flux de touristes reste suffisant pour maintenir un certain dynamisme dans le secteur.

 

Pour le mois de mars, la Thaïlande devrait accueillir environ 2,75 millions de visiteurs. Parmi eux, les touristes chinois représenteront près de 421 000 personnes.

 

Cependant, les risques persistent. Si le prix du pétrole reste élevé pendant plusieurs mois, la fréquentation touristique pourrait chuter significativement. Selon les estimations de la banque Kiatnakin Phatrax, un baril à 90 $ pendant six mois pourrait faire perdre 2 millions de touristes, tandis qu’un prix à 120 $ pourrait réduire la fréquentation de 5 à 6 millions par rapport aux 35 millions attendus pour l’année.

 

Pour l’instant, le tourisme thaïlandais tient bon malgré les tensions régionales. Mais l’ombre des prix de l’énergie et de l’instabilité au Moyen-Orient plane toujours sur le secteur, et la vigilance reste de mise pour les mois à venir.

 

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