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FRANCE – POLITIQUE : Vue d’ailleurs, socialistes français, l’heure du rêve

Date de publication : 18/11/2025
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Olivier Faure

 

Chaque semaine, notre ami Richard Werly, conseiller éditorial chez Gavroche, partage sa vision de la France sur le site d’actualités suisse Blick. Vous pouvez vous abonner à sa lettre d’information, Republick, ou la consulter en ligne.

 

Voici son éditorial. La newsletter complète est disponible ici.

 

J’ai longtemps refusé d’y croire, faute de disposer d’informations de première main. A chaque fois que mes confrères français évoquaient devant moi l’hypothèse d’une candidature présidentielle d’Olivier Faure, le patron du Parti socialiste, je haussais les épaules. Vraiment ? Possible, pour ce député de Seine et Marne dont le siège serait à coup sûr menacé en cas de législatives anticipées (au point, dit-on, qu’il a sondé d’autres circonscriptions), de croire en ses chances dans la future course à l’Élysée ? Anne Hidalgo, pour mémoire, a marqué les espoirs du PS au fer rouge en avril 2022. 1,7% des voix au premier tour! Plus qu’un échec, une gifle magistrale. Ce qui n’a pas empêché cette dernière de retourner ensuite, tranquillo, à la mairie de Paris…

 

Je dois pourtant reconnaitre que l’hypothèse devient sérieuse, dopée par un débat budgétaire confisqué de facto par le PS.

 

Olivier Faure a obtenu la suspension de la réforme des retraites. Olivier Faure a obtenu de mettre sur la table la taxation des patrimoines les plus élevés, même si la taxe Zucman a été écartée. Olivier Faure parle plusieurs fois par jour avec le Premier ministre Sébastien Lecornu… Je pourrai continuer la liste. L’intéressé, dont le parti ne compte plus qu’environ 40 000 adhérents à jour de cotisations, est sur tous les coups aux avants postes. Une position idéale pour rêver d’une épopée présidentielle.

 

Alors rêvons, avec lui :D’une France où l’on prend sa retraite à 62 ans et demi.D’une France où l’on taxera les plus riches sans réformer l’État.D’une gauche sociale démocrate capable de tenir tête aux thèses radicales de la France Insoumise.D’un PS redevenu parti populaire capable d’incarner l’alternance.

 

Oui, rêvons. Pendant que Jean-Luc Mélenchon, lui, mise sur un affrontement idéologique sans concessions pour légitimer sa prochaine candidature présidentielle. Et pendant que le Sénat français, dominé par la droite, s’apprête à faire voler en éclats tout ce que le PS pense avoir obtenu dans le projet de budget pour 2026…

 

Bonne lecture, avec ou sans rose !

(Pour débattre : richard.werly@ringier.ch)

 

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6 Commentaires

  1. Je rejoins l’analyse ci-contre. M. Werly a bien du mal à dissimuler sa nette tendance socialiste qu’il développe par ailleurs avec moult arguments sur LCI… c’est le journalisme moderne, à 90 % à gauche, qui ne se cache même plus.

    Mais M. Faure est juste l’idiot utile d’un Macron en déshérence et d’un Premier ministre qui n’a de but que de lui sauver la place jusqu’en 2027, quitte à tabasser le peuple français de taxes nouvelles chaque jour. Lorsque le temps des élections arrivera, et donc que le peuple reprenne un peu la parole, il ne sera qu’une ombre cachée derrière ses manigances existentielles… mais il n’est RIEN, PERSONNE… Il se cachera même certainement derrière Glucksmann, plus médiatique que lui. Mais le mal aura été fait, car annuler des taxes, ce n’est pas si simple !

    Ils ont tous peur d’élections anticipées qui donneraient de grandes victoires au RN, Reconquête, LR, mais aussi à LFI.

  2. Et il faut bien reconnaitre que M. Olivier Faure est d’ores et déjà le personnage-clé de la Ve République, car sans le soutien du PS M. Lecornu aurait-il une majorité ? Et si le gouvernement perdait la majorité, que pourrait ou devrait faire le Président ? Ce serait le chaos, Or grâce a Olivier Faure, aujourd’hui, c’est l’ordre. Mais pour combien de temps encore ?

  3. L’élection présidentielle au suffrage universel, c’est bien, mais ce n’est pas tout, parce que les ministres sont responsables et qu’il faut donc une majorité au parlement. Finalement, sous la Ve, on gagne pas beaucoup, mais au moins, on se marre bien.

  4. L’hypothèse d’une candidature présidentielle est un « aphrodisiaque » dans le dispositif démocratique français. Il fleure bon le parfum monarchique, boosté par un ego devenu sur-dimensionné. Notre éditorialiste, aussi helvète puisse-t-il être, pourrait se mettre sur les rangs. Ses apparitions télévisuelles bien étudiées et appuyées pourraient asseoir sa candidature ; une candidature surprise, un « deus ex machina », helvète malgré une éventuelle double nationalité, donc sérieuse et offrant toutes les garanties d’une gestion financière saine.

    Le délire de la candidature est néanmoins atténué, en France, par un mécanisme censitaire d’adoubement, le si bien nommé « parrainage », une forme démocratique de l’adoubement féodal. Si en 1958, le président était un élu d’élus (un collège électoral d’environ 80 000 personnes), ce collège a été étendu à quelque 500 000 élus, qui certes n’élisent pas mais rendent possible l’élection à travers un parrainage qui, de 100 signatures, a été porté à 500.

    Un autre adoubement est généralement nécessaire, à l’exception du surgissement d' »intrus », inconnus jusque-là, non adoubés par des campagnes électorales gagnées et perdues, mais par les « unes » de magazines « people », comme le fût l’actuel président. Une innovation sous la Vème République.

    S’agissant de Monsieur Faure, dont l’ambition n’a d’autre égal que celles de M. Hamon et de Mme Hidalgo, elle est emblématique et ne cessera jamais d’éblouir l’helvète que je m’imagine être… un instant. Ce candidat potentiel ne semble réunir que peu de chances hormis la satisfaction de s’imaginer candidat, et peut-être candidat à la candidature seulement, bien que soutenu par un PC et des « Verts » « tondeliristes », qui néanmoins pourraient lorgner vers une candidature « glucksmannienne » récemment adoubée par deux vieux barons socialistes.
    La « gauche » irréconciliable, disait l’autre en fin observateur de son histoire, depuis Jaurès et Guesde. Donc pas de primaire entre un Glucksmann qui n’y a pas intérêt et un Faure qui aspire à un rassemblement sur sa personne dans une cérémonie qu’il espère « unitaire » et qu’il rêve de remporter.

    Un rassemblement qui, pour n’être vainqueur à la présidentielle de 2027, doit obtenir le soutien de LFI, ce qui paraît impossible face à la stratégie solitaire d’un Mélenchon qui, dans la bataille des charismes, n’aura aucun mal à éclipser celui d’une huître farcie d’un côté et non farcie de l’autre, et dont le « socialisme » est fort suspecté, si ce n’est trahi.

    Au surplus, leurs électorats sont opposés : d’un côté, des jeunes plus ou moins diplômés (en sciences sociales et écoles de journalisme) et « déclassés » faute de débouchés et d’emplois, ainsi que des couches populaires banlieusardes radicalisées par le « palestinisme » ; de l’autre, un électorat labile, enclin à des formes de centrisme plus ou moins droitier, axées sur des problématiques sociétales que le potentiel candidat Faure essaie de réactiver dans des optiques plus traditionnellement socialistes.

    Sur ce terrain, la concurrence est forte, aussi bien avec LFI qu’avec le RN, et l’on ne sait pas encore quel sera l’atterrissage des propositions sociales de Monsieur Faure, que les forces politiques du centre et de la droite parlementaire ne soutiennent que pour éviter une future dissolution et leur éventuelle disparition.

    Le scénario national est reproduit par mimétisme au niveau parisien avec la candidature LFI de S. Chikirou à la mairie de Paris.

    L’issue des compétitions pour 2027, au sein d’un tel marigot, n’est pas gagnée face à un candidat (probablement) RN actuellement doté de plus de 35 % des intentions de vote et donc automatiquement présent au 2ème tour, et ce en dépit de l’incompétence et de l’âge de cet éventuel candidat, deux tares dirimantes aux yeux de notre éditorialiste…

    Après quels autres portraits cinglants des candidats potentiels, nous attendons que notre éditorialiste nous dresse un panégérique de son chou-chou…

    • Cher lecteur, vous prêtez beaucoup d’intentions à notre chroniqueur Richard Werly. Pour rappel, l’ambition de ses éditoriaux publiés dans sa newsletter hebdomadaire Républick (à laquelle nous vous recommandons de vous abonner) est d’abord de susciter le débat. Nous constatons donc que cela fonctionne et c’est tant mieux ! La rédaction

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