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Gavroche a sélectionné pour vous quelques nouvelles marquantes en Thaïlande durant la semaine écoulée. Un survol essentiel de l’actualité pour tous ceux qui s’intéressent à ce pays d’Asie du Sud-Est.
Politique, Diplomatie
La semaine du 29 décembre 2025 au 4 janvier 2026 a été marquée par l’extrême fragilité du cessez-le-feu conclu le 27 décembre. Dès le 29 décembre, la Thaïlande a accusé le Cambodge d’avoir violé l’accord par le survol de son territoire par plus de 250 drones. Ces tensions prolongent trois semaines d’affrontements frontaliers ayant déplacé près de 140 000 civils thaïlandais. Malgré la signature d’un texte prévoyant le gel des positions militaires et la libération de prisonniers, Bangkok a exprimé ses doutes sur la sincérité de Phnom Penh, retardant certains volets humanitaires et maintenant ses troupes en alerte maximale.
L’actualité politique est dominée par la préparation des élections législatives du 8 février 2026. Après la dissolution du Parlement, les partis ont lancé leur campagne pendant les fêtes, la Commission électorale validant les candidatures le 1er janvier. Le Parti du Peuple, héritier du Move Forward, mène les sondages mais affronte une coalition conservatrice rassemblée derrière Anutin. L’enjeu est majeur : réforme constitutionnelle profonde ou maintien du contrôle des élites traditionnelles et de l’armée.
Le People’s Party a dénoncé une campagne de désinformation visant à le présenter comme obsédé par la réforme de la loi de lèse-majesté et hostile à l’armée. En déplacement dans le district de Sai Mai à Bangkok, la candidate sur liste Rukchanok Srinork a affirmé que ce discours ne reflète ni les priorités ni le travail parlementaire du parti, citant notamment ses propositions sur le droit du travail, les congés parentaux, la concurrence commerciale et la lutte contre la pollution de l’air. Elle a également rappelé que le People’s Party s’est régulièrement mobilisé pour défendre les conscrits victimes d’abus ou décédés dans des circonstances douteuses, contrairement à d’autres formations restées silencieuses.
Le chef du Parti démocrate et candidat au poste de Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, a mené dimanche 4 janvier une tournée de campagne sur la rive de Thonburi à Bangkok, rencontrant habitants et visiteurs à Wat Suwan, Ban Bu, Wat Rakhang et au marché de Wang Lang, où il a présenté les orientations du parti en vue du scrutin de février.
Un point de tension majeur concerne l’échec des tentatives de réforme de la Constitution de 2017. Fin décembre, le Sénat nommé par l’ancienne junte a bloqué l’organisation d’un référendum voulu par le Parti du Peuple, contribuant à la dissolution parlementaire. En ce début janvier, l’opposition accuse le camp d’Anutin de préserver un système favorable aux nominations judiciaires et militaires. Ce climat institutionnel alimente les craintes d’instabilité post-électorale en cas de majorité fragile en février.
Économie
Le gouvernement a débuté 2026 en réajustant ses priorités budgétaires pour l’exercice fiscal 2027, avec un plafond de dépenses de 3 780 milliards de bahts. Sous l’impulsion d’Anutin Charnvirakul, une part accrue des fonds est destinée à la sécurité nationale et à la modernisation militaire, en réponse aux tensions avec le Cambodge. Cette orientation, annoncée le 30 décembre, s’accompagne de mesures de soutien à la consommation intérieure, dans un contexte de croissance attendue limitée à 1,7 % en 2026.
Le conflit frontalier a pesé sur les performances commerciales en ce début d’année. Les autorités ont suspendu les négociations avec les États-Unis, tandis que la chute des échanges transfrontaliers avec le Cambodge s’explique par la fermeture de plusieurs routes ou leur réservation aux convois militaires. Les secteurs de l’agroalimentaire et des matériaux de construction subissent particulièrement ces perturbations, ce qui conduit les entreprises à se tourner vers le Laos et la Malaisie afin de compenser les pertes.
Face à l’instabilité du kyat birman et du riel cambodgien, le baht subit une pression en tant que valeur refuge, pénalisant les exportations. L’inflation demeure quasi nulle début 2026, aggravée par l’afflux de produits chinois à bas prix. Le 2 janvier, la Banque de Thaïlande a maintenu ses taux directeurs, tout en surveillant l’endettement élevé des ménages, frein structurel majeur de la consommation.
Pour 2026, l’Office du tourisme thaïlandais a dévoilé la stratégie « Thailand of Confidence », visant 2 800 milliards de bahts de recettes touristiques en ciblant des segments à forte valeur ajoutée. Début janvier, le gouvernement a levé l’interdiction de vente d’alcool entre 14h et 17h pour stimuler la consommation dans l’hôtellerie-restauration. Malgré les annulations dans certaines zones frontalières, un programme de 200 000 vols domestiques gratuits a été lancé pour encourager la découverte des provinces secondaires.
Le climat des affaires reste marqué par l’attentisme des investisseurs étrangers. Si la nomination d’Anutin apporte une certaine clarté institutionnelle, les élections anticipées du 8 février freinent les engagements de long terme. Le SET Index stagne autour de 1 250 points, tandis que le BOI prolonge les exonérations fiscales pour l’électronique et l’automobile électrique afin de soutenir l’investissement.
Enfin, la Thaïlande a intensifié ses discussions énergétiques pour sécuriser ses approvisionnements en gaz naturel. Face aux incertitudes liées aux zones de revendications communes avec le Cambodge, le ministère de l’Énergie a accéléré l’exploration dans le golfe de Thaïlande et renforcé les importations de GNL. Le 3 janvier, le gouvernement a réaffirmé le lien entre sécurité énergétique et sécurité nationale, avec des subventions temporaires pour stabiliser les prix de l’électricité des PME industrielles.
Société
La période des fêtes de fin d’année a connu une forte hausse de la mortalité routière. Au cours des cinq premiers jours de la campagne des « sept jours dangereux », les autorités ont recensé 207 décès et 1 141 blessés. Phuket a enregistré le plus grand nombre d’accidents, ce qui a conduit la police à renforcer les contrôles d’alcoolémie et de vitesse.
Bangkok a débuté 2026 sous un smog inquiétant, entrant en « zone orange » de l’indice de qualité de l’air dès le 1er janvier. Les concentrations de PM2.5 ont atteint jusqu’à 92 µg/m³ à Chatuchak, bien au-delà du seuil de sécurité. Les autorités ont émis des alertes sanitaires, recommandant le port du masque N95 et la limitation des activités extérieures, tout en prévoyant une amélioration avec l’arrivée d’un front froid chinois.
Une réforme sociale majeure est entrée en vigueur le 1er janvier 2026 avec la hausse du plafond de cotisation à la Sécurité sociale, porté à 17 500 bahts. La cotisation maximale atteint désormais 875 bahts par mois, compensée par une revalorisation des prestations, notamment pour la maternité et les pensions. Si la mesure renforce la protection sociale, elle réduit le salaire net de nombreux cadres dès janvier.
Le royaume subit toujours les conséquences du conflit frontalier. Début janvier, plus de 134 000 civils vivent toujours déplacés dans les provinces de Sisaket et de Surin. La présence de mines terrestres empêche leur retour, ce qui a conduit le gouvernement à décréter la loi martiale dans huit districts. Cette crise humanitaire alimente un fort sentiment d’insécurité.
Face à un endettement des ménages proche de 88 % du PIB, le gouvernement a renforcé ses mesures de soutien social. Fin décembre, Anutin Charnvirakul a confirmé des programmes de suspension d’intérêts et d’allègement du remboursement pour les petits emprunteurs et les PME, afin d’éviter une vague de défauts de paiement. Cette priorité sociale constitue un enjeu électoral majeur à l’approche du scrutin de février.
Tourisme, Culture
Le passage à 2026 a donné lieu à des célébrations spectaculaires dans tout le pays. À Bangkok, ICONSIAM a proposé des feux d’artifice éco-responsables le long du Chao Phraya, tandis que CentralWorld accueillait un concert géant. En province, Hat Yai a réussi sa relance avec le festival « Ride the New Dawn », attirant plus de 50 000 visiteurs et générant 500 millions de bahts.
L’actualité culturelle est dominée par la finalisation du dossier de candidature de Chiang Mai au patrimoine mondial de l’UNESCO, couvrant une zone historique de 383 rais. Parallèlement, la Thaïlande a déposé la candidature du Chud Thai au patrimoine culturel immatériel, dans le cadre d’une stratégie de soft power visant à valoriser son identité au-delà du tourisme balnéaire.
Début janvier, un afflux massif de touristes s’est dirigé vers les montagnes du nord, attirés par des températures exceptionnellement basses. Le 1er janvier, le Doi Inthanon a vu l’apparition de givre blanc et attirant des milliers de visiteurs. Les sites de camping gratuits ont affiché complet.
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Bonjour à vous, et tous mes voeux pour 2026. J’ai découvert Gavroche il y a un peu plus d’un an avant mon premier voyage en Thailande en janvier 2025.
Merci pour toutes vos informations c’est un plaisir de vous lire.
Dans une semaine je repas pour 2 mois.
Je me permets de vous proposer un thème d’article le permis A
Je suis confronté à une situation administrative j’ai le permis international pour conduire une voiture depuis octobre 2025 mais on me refuse le permis A;
J’ai immédiatement effectué de nombreux recours administratifs sans obtenir de réponse
Pourtant je me suis appuyé sur sur les dispositions de :
L’article R.221-8 du Code de la route, qui dispose :
« La catégorie B du permis de conduire autorise la conduite des tricycles à moteur dont la puissance excède 15 kW, à condition que le conducteur soit titulaire du permis de conduire de la catégorie B depuis plus de deux ans et ait suivi une formation de sept heures, sauf s’il peut justifier avoir conduit un tel véhicule avant le 1er janvier 2011. »
Et sur la circulaire du 23 décembre 2010 (NOR : IOCS1031577C), qui précise :
« Les titulaires du permis de conduire B délivré avant le 1er janvier 2011 conservent le droit de conduire ces tricycles sans formation complémentaire, s’ils justifient en avoir conduit un avant cette date (…)
Dans les pays où la conduite de ces véhicules est soumise à la possession d’un permis de la catégorie A, il est recommandé de faire mentionner cette équivalence sur le permis de conduire international, afin d’éviter toute difficulté de reconnaissance. »
Je suis titulaire du permis de conduire B depuis 1979 et je justifie, par deux relevés d’assurance, de la conduite régulière avant 2011 :
d’une motocyclette légère, et d’un véhicule de la catégorie L5e (tricycle à moteur).
Ces éléments remplissent donc toutes les conditions fixées par les textes précités pour bénéficier de cette équivalence.
Malgré cela l’administration Française fait la sourde oreille
Peut-être aurez vous des éléments ou informations à donner dans un article.
Pour ma part je ne prendrais pas le risque de conduire un scooter ou une moto dans la mesure ou je ne serais pas pris en charge par une assurance en cas d’accident.
Mais face à certain conseils sur des blogs j’ai l’impression que les touristes pensent que louer un scooter est sans risque.
A mon retour en mars je solliciterai tous les médias, élus et administrations et vous tiendrais au courant de mes démarches si vous le souhaitez.