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CHINE – ÉCONOMIE : Les exportations vers l’ASEAN peuvent-elles durer ?

Date de publication : 16/01/2026
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L’ASEAN s’impose désormais comme le premier marché d’exportation de la Chine, devant l’Union européenne et les États-Unis. En 2025, la Chine a dirigé près de 18 % de ses exportations vers l’Asie du Sud-Est, enregistrant une croissance annuelle moyenne de 14 %, nettement supérieure à celle observée vers les autres grandes régions. Cette dynamique pose toutefois une question clé : ce rythme de croissance peut-il se maintenir dans la durée ?

 

Un moteur puissant, mais appelé à se normaliser

 

Une partie de la forte progression des échanges s’explique par le transbordement, en particulier dans l’électronique grand public. Les entreprises ont fait transiter smartphones et ordinateurs par l’ASEAN avant de les expédier vers les marchés développés, afin de tirer parti des écarts tarifaires. Aux États-Unis, certains produits chinois restaient soumis à des droits additionnels, tandis que les exportations en provenance de l’ASEAN en étaient exemptées. À son plus haut niveau, cet avantage tarifaire atteignait jusqu’à 20 points de pourcentage, incitant fortement les acteurs du commerce à réorienter leurs flux.

 

Or, cet avantage tend à se réduire. Le différentiel tarifaire a déjà été divisé par deux et pourrait encore se resserrer, ce qui devrait mécaniquement limiter le recours au transbordement. Les estimations suggèrent que ce phénomène représenterait environ un cinquième des exportations chinoises vers l’ASEAN dans les segments clés de l’électronique, laissant entrevoir un ralentissement progressif.

 

Une intégration régionale plus structurelle

 

Au-delà de cet effet conjoncturel, des facteurs plus durables soutiennent les échanges sino-ASEAN. Les chaînes de valeur se renforcent : de nombreuses entreprises chinoises accélèrent leur implantation industrielle en Asie du Sud-Est, tandis que la demande locale pour les produits chinois continue de croître. Cette tendance est particulièrement visible dans les secteurs des véhicules électriques et des batteries, où la production s’appuie sur des intrants régionaux tout en conservant des composants à forte valeur ajoutée issus de Chine.

 

Dans ce contexte, les marchés de l’ASEAN absorbent l’essentiel de la production, d’autant plus que certaines destinations occidentales restent fermées à ces produits. Portée par une croissance économique attendue solide dans les principales économies de l’ASEAN en 2026, cette intégration régionale continuera de soutenir les échanges commerciaux.

 

Un essoufflement relatif, mais pas un retournement

 

Si la phase de croissance exceptionnelle liée aux arbitrages tarifaires semble toucher à sa fin, les exportations chinoises vers l’ASEAN devraient rester robustes. Le recentrage sur des chaînes d’approvisionnement localisées et une demande régionale dynamique constituent des piliers plus stables, capables de prolonger la solidité des échanges, même dans un environnement commercial mondial plus incertain.

 

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