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CAMBODGE – JUSTICE : Amnesty International dénonce l’ampleur de l’industrie des cyberarnaques

Date de publication : 19/01/2026
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Réagissant à des vidéos récemment apparues, qui semblent montrer la libération de victimes ainsi que des tentatives d’évasion depuis des complexes d’escroquerie à travers le Cambodge, la directrice régionale de la recherche d’Amnesty International, Montse Ferrer, a déclaré que ces images soulèvent de graves inquiétudes.

 

Elles semblent indiquer que des milliers de personnes, potentiellement victimes de traite des êtres humains et de torture, se retrouvent désormais livrées à elles-mêmes sur le territoire cambodgien. Sans soutien adéquat, ces personnes risquent fortement d’être de nouveau victimes de la traite et transférées vers d’autres complexes criminels. La situation actuelle met en évidence une crise humanitaire urgente nécessitant une réponse immédiate.

 

Obligations urgentes du gouvernement cambodgien

 

Le gouvernement cambodgien doit fournir un soutien immédiat à ces individus et veiller à ce que toutes les victimes encore détenues dans des complexes d’escroquerie soient mises en sécurité. Il doit également garantir leur accès à la justice et à des mécanismes de réparation. Les victimes ne doivent en aucun cas être renvoyées de force vers des pays où elles risqueraient la persécution, comme cela s’est déjà produit par le passé. Ces obligations relèvent du droit international relatif aux droits humains et à la protection des victimes de la traite.

 

Un scandale révélant l’ampleur de l’industrie de l’escroquerie

 

Ces développements mettent en lumière l’ampleur alarmante de l’industrie de l’escroquerie au Cambodge. Ils révèlent également l’échec persistant des autorités à mener des enquêtes sérieuses et à traduire les responsables en justice. L’inaction ou l’insuffisance des réponses gouvernementales ont permis à ce système d’exploitation de prospérer pendant des années. La situation exige désormais une réponse ferme, coordonnée et transparente.

 

Amnesty International a géolocalisé quinze vidéos et images, dont beaucoup ont été fournies par le groupe de recherche CyberScamMonitor. L’organisation a également examiné des publications sur les réseaux sociaux montrant des tentatives d’évasion et des libérations dans au moins dix complexes d’escroquerie au Cambodge au cours des trente-six dernières heures. Sept de ces sites avaient déjà été documentés dans le rapport d’Amnesty International publié en juin 2025. Ils y étaient identifiés sous les codes BA01, KA02, SI03, SI08, SI15, SI37 et SI38.

 

Les vidéos montrent des personnes quittant, ou ayant déjà quitté, plusieurs sites confirmés comme étant des complexes d’escroquerie. Dans certaines images, des individus semblent être battus par des agents de sécurité aux portes de l’un de ces sites, à Bavet. Ces scènes confirment les conditions de détention violentes et coercitives déjà documentées par Amnesty International et illustrent la brutalité systématique exercée contre les victimes.

 

Témoignages des victimes de la traite

 

À ce jour, Amnesty International a interrogé plus de cent victimes de l’industrie de l’escroquerie. Beaucoup ont été recrutées ou enlevées hors du Cambodge avant d’être acheminées vers ces complexes. Elles y sont réduites en esclavage, contraintes d’escroquer ou de recruter d’autres personnes, privées de liberté et torturées lorsqu’elles refusent d’obéir aux ordres de leurs superviseurs.

 

Réponse des autorités et conclusions d’Amnesty International

 

En juillet 2025, le gouvernement cambodgien a annoncé une vaste opération nationale contre les complexes d’escroquerie et a ensuite affirmé avoir libéré plus de 3 000 victimes de la traite des êtres humains. Cependant, un rapport d’Amnesty International publié en juin 2025 a identifié plus de cinquante complexes comme des lieux d’esclavage, de travail forcé, de torture et d’autres violations graves des droits humains. Le rapport conclut que les autorités cambodgiennes n’ont pas empêché ces abus et que des éléments indiquent une possible complicité de l’État ou une inaction délibérée ayant permis à cette industrie de prospérer.

 

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