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Il se prépare. Il s’y voit (déjà). Qui ? François Hollande, l’ancien président de la République empêché de se représenter par les ex « frondeurs » du Parti socialiste en 2017, et plombé à l’époque par son impopularité. A Paris, tout le monde sait que l’ex-locataire de l’Élysée est dans les starting-blocks, convaincu qu’il reste une place à gauche, et qu’il peut l’occuper en vue de la prochaine présidentielle de 2027. J’avoue avoir eu de la peine à y croire. Mais je m’y suis finalement résolu. Ainsi donc, « Pépère » (alias Flanby) a décidé de se venger de « Jupiter ».
Si cette embuscade politique se confirme, et qu’Emmanuel Macron se retrouve le dos au mur face à l’appétit de son prédécesseur, la preuve sera apportée du fait que la France tourne bel et bien en rond. J’ai toujours, comme chroniqueur, plutôt défendu le bilan de François Hollande, rare président à ne pas avoir «cassé trop de vaisselle» durant son unique mandat. J’avais même trouvé très digne, le 1er décembre 2016, sa décision de ne pas se représenter. Enfin, un dirigeant capable de s’effacer. Une preuve de réalisme, mais aussi de modestie. Sauf que le virus élyséen est une drogue dure. Nous voici, dix ans plus tard, à l’heure de la rechute…
Le levier principal de François Hollande, une fois que les socialistes auront permis à Sébastien Lecornu de boucler son budget « panier percé » qui creusera encore plus dette et déficit publics, est d’être un homme qui comprend les Français. Il est, comme eux, pétri de contradictions. Il est, comme eux, peu désireux de réformer l’État si généreux en aide et en emplois publics. Hollande est le candidat toboggan.
Avec lui, pas mal de Français vont pouvoir continuer à glisser…
Je ne vais pas, ici, me faire son avocat ou jouer au procureur. Je trouve juste que son retour dans la bataille présidentielle, s’il se confirme, n’est peut-être pas une si mauvaise nouvelle. Cet ancien président est en position de dire les choses. Il n’a plus rien à perdre. Il n’est pas arrogant. Il peut calmer le pays. Je sais bien que Marine Le Pen et Jordan Bardella sont loin, très loin devant en termes d’intentions de vote. Mais « Pépère » y croit.
Et vous ?
Bonne lecture, avec Pépée !
(Pour débattre : richard.werly@ringier.ch)
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