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THAÏLANDE – POLITIQUE : Piyabutr appelle à un « mandat populaire » pour garantir l’accès au pouvoir du Parti du Peuple

Date de publication : 22/01/2026
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Piyabutr Saengkanokkul

 

En campagne dans la province de Loei, Piyabutr Saengkanokkul, ancien secrétaire général du parti Future Forward et aujourd’hui assistant de campagne du Parti du Peuple (Prachachon Party), a lancé un appel solennel aux électeurs afin d’accorder au parti une victoire écrasante lors des législatives du 8 février 2026.

 

S’exprimant devant des partisans le 21 janvier 2026, Piyabutr a exhorté les électeurs à ne plus « partager leurs voix » entre plusieurs formations, comme lors des scrutins précédents, mais à voter massivement pour le Parti du Peuple, aussi bien au scrutin proportionnel qu’au scrutin de circonscription.

 

« Être premier ne suffit plus. Il faut gagner largement, avec un écart d’au moins 50 sièges », a-t-il déclaré, estimant qu’une simple victoire relative ne garantirait pas l’accès au pouvoir.

 

Une rupture avec la tradition électorale

 

Piyabutr a rappelé qu’entre 1992 et 2011, la règle non écrite de la vie politique thaïlandaise voulait que le parti arrivé en tête forme automatiquement le gouvernement, son chef devenant Premier ministre. Cette logique s’est brisée en 2019 et 2023, lorsque les partis vainqueurs – Future Forward puis Move Forward – ont été écartés du pouvoir malgré leur succès électoral.

 

« En 2019, 6,3 millions de voix et 81 députés n’ont pas suffi. En 2023, 14,4 millions de voix et 151 sièges non plus. Cette fois, il faut viser plus de 20 millions de voix et au moins 200 à 250 sièges », a martelé l’ancien constitutionnaliste.

 

La crainte d’un nouveau blocage

 

Selon lui, les forces politiques traditionnelles seraient prêtes à reproduire le scénario des précédents scrutins en formant des coalitions pour empêcher le Parti du Peuple d’accéder au pouvoir, même en cas de victoire. Il a qualifié ce risque de « grand festin politique », où plusieurs partis s’uniraient pour « barrer la route au gouvernement du peuple ».

 

Un « permis démocratique » pour gouverner

 

Face à cette situation, Piyabutr a appelé à ce qu’il nomme un « permis populaire », c’est-à-dire un mandat électoral si massif qu’aucune coalition alternative ne pourrait être politiquement légitime. « La seule arme que nous ayons, c’est la voix du peuple. Si plus de la moitié du pays nous donne ce mandat, une seule autorisation suffira : celle des citoyens », a-t-il affirmé.

 

À moins de trois semaines du scrutin, le message du Parti du Peuple est clair : seule une victoire écrasante pourrait, selon lui, briser les blocages institutionnels et permettre l’émergence d’un véritable « gouvernement du peuple » en Thaïlande.

 

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