
Le gouvernement thaïlandais a décidé de renforcer son dispositif de protection contre la hausse des prix du carburant. Le Comité de la politique énergétique a approuvé une nouvelle réduction de 0,50 baht par litre de la contribution au Oil Fuel Fund sur le diesel, ramenée à 0,20 baht par litre. Il s’agit de la troisième baisse depuis le début du mois de janvier.
En Thaïlande, cette contribution est intégrée directement dans le prix payé à la pompe. La diminuer permet donc d’empêcher une hausse immédiate du prix du diesel, voire de le faire reculer, même si les prix du pétrole augmentent sur les marchés internationaux. La décision vise à amortir l’impact des tensions entre les États-Unis et l’Iran, qui font planer le risque d’un renchérissement du brut.
Mais cette politique de stabilisation a un coût. En renonçant à une partie de la contribution, le fonds reçoit beaucoup moins d’argent. Les recettes quotidiennes du Oil Fuel Fund ont ainsi chuté de 48,05 millions de bahts à environ 14,38 millions de bahts après la dernière réduction.
Au 25 janvier, le fonds affichait déjà un déficit net de 428 millions de bahts. Dans le détail, le compte pétrolier restait excédentaire de 38,335 milliards de bahts, tandis que le compte du gaz de pétrole liquéfié (GPL) présentait un déficit de 38,763 milliards de bahts, soulignant le déséquilibre structurel du système de subventions.
À court terme, la mesure soutient le pouvoir d’achat des ménages et limite les coûts de transport et de logistique. Mais à moyen terme, la question de la viabilité financière du Oil Fuel Fund se pose, surtout si les cours mondiaux du pétrole continuent de grimper.
Chaque semaine, recevez notre lettre d’informations Gavroche Hebdo. Inscrivez-vous en cliquant ici.








