London Escorts sunderland escorts
Home Accueil THAÏLANDE – FRANCE : Les confessions d’un auteur français

THAÏLANDE – FRANCE : Les confessions d’un auteur français

Date de publication : 02/02/2026
0

 

Il arrive que des histoires d’amour thaïlandaises se transforment en succès. La preuve avec celle que nous raconte Yvon Michel Pruche.

 

Chers amis de Gavroche

 

Mon histoire en Thaïlande est celle que je raconte avec Nim (voir la table des matières en page 85 pour aller directement à NIM (page 45). Je décris les 21 années de notre vie et la façon dont elle est devenue une avocate internationale en partant d’un niveau scolaire du niveau de notre classe de troisième ou seconde en France, et sa triste fin depuis mon retour en France puisqu’elle refuse à présent tout contact avec moi, sans que je puisse avoir la moindre idée du pourquoi.

 

Juste quelques lignes pour vous présenter l’affaire.

 

D’abord un rapide résumé de qui je suis : Après une vie très riche en passions, découvertes, apprentissages, seul sur les océans ou dans les airs, créateur et directeur de sociétés filiales de groupes suédois, j’ai arrêté de travailler après avoir divorcé de ma première femme après 21 ans de vie commune et de passion mutuelle, une Suédoise qui n’en pouvait plus de nos changements de vie répétés dans différents endroits du Monde et dans des conditions pas toujours idéales. Ce drame a provoqué la schizophrénie de notre fille et son suicide quelques années plus tard (ce n’est pas indifférent pour ce qui concerne ma relation avec Nim).

 

Peu après notre divorce en 1992, je suis reparti à la découverte du Monde, sur terre et sur mer (Amérique du sud, Afrique, Océanie, etc.)

 

A partir de 1997, je me suis intéressé à l’Asie et plus spécialement à la Thaïlande (j’ai peu à peu sillonné plusieurs fois tout le pays et la plupart des pays d’Asie du Japon à la Nouvelle Zélande, des Philippines au Tibet et à l’Inde.

 

Surtout basé à Phuket en Thaïlande j’ai d’abord connu beaucoup de Thaïes qui avaient une certaine éducation scolaire et que j’ai toujours tenté de pousser plus loin que de traîner dans les bars, mais sans grand résultat. Jusqu’à ce que je rencontre celle que dans mon livre j’appelle Nim, dans un bar de Patong qu’elle fréquentait de temps en temps en fin d’après-midi. Assez grande, elle m’a laissé croire -sans avoir à me mentir- qu’elle avait 24 ans ; en réalité elle allait avoir 18 ans un mois plus tard.

 

Je tiens à préciser que les filles qui fréquentaient à l’époque les bars à bière (avant Internet et les smartphones) étaient tout à fait différentes de celles d’aujourd’hui. Elles étaient d’abord des amies que nous retrouvions régulièrement, qui rêvaient de marier un farang et au moins de passer avec lui les vacances qu’il avait prises en Thaïlande. C’était une ambiance cool, peu de touristes et des circuits d’habitués qui se connaissaient plus ou moins.

 

J’ai rencontré Nim en décembre 2001 et j’ai tout de suite été impressionné par son intelligence pratique : elle observait, comprenait, et apprenait tout ce qui pouvait lui servir dans son milieu. J’ai pensé que je pouvais véritablement aider cette fille. Je suis retourné en France chercher de l’argent, et j’ai repris le leasing d’une maison dans un lotissement de Patong, où nous avons emménagé en Mai 2002.

 

Nim est la dernière d’une famille de la région de Trang, quatre enfants, deux filles, deux garçons, dont seule l’aînée avait pu et voulu poursuivre des études. La famille vivait dans un hameau une masure sur terre battue, couchant sur des paillasses dans des coins obscurs, sans eau courante. Pour se laver, ils devaient s’accroupir à l’extérieur de la maison car le tuyau souple relié à la retenue d’un ruisseau à plusieurs centaines de mètres de là ne laissait couler l’eau qu’à hauteur des genoux. Le père buvait, dépensait son argent à jouer aux cartes, et battait la mère. L’argent venait de leur travail pour compte d’autrui dans les plantations d’hévéas.

 

Nim, enfant non désirée, a été -et est encore- toute sa vie exploitée par sa mère (qui pourtant l’aime à sa façon). Toute petite, elle allait grappiller les résidus de caoutchouc, servait à boire aux joueurs de carte, et donnait ses quelques sous à sa mère. Puis celle-ci l’a envoyée chez une tante à Bangkok travailler sur les marchés à des heures impossibles. Nim a ensuite été placée comme bonne à tout faire chez un policier de Trang, un homme qui au moins lui a permis de suivre la scolarité du dimanche, un parcours scolaire propre à la Thaïlande qui s’adresse aux jeunes qui travaillent et permet d’obtenir le diplôme de fin d’étude sur la base d’une instruction forcément limitée. Tout l’argent que gagnait Nim allait à sa mère.

 

Nim avait été à l’école primaire jusqu’à un traumatisme dû à la pauvreté de sa famille et qu’elle ne voudrait pas que je dévoile, mais ce qu’elle a retiré de cette instruction basique est étonnant quant à sa connaissance de sa langue écrite. Enfin, sa mère a confié Nim à une cousine qui vivait à Phuket. Nim a d’abord travaillé comme serveuse dans une pizzeria, puis cette tante lui a fait subir un autre traumatisme peu de temps avant notre rencontre.

 

C’est peu de dire que les 18 premières années de Nim furent un combat difficile contre les malheurs et horreurs de son existence, qu’elle a mené avec une volonté farouche et en se construisant un égocentrisme bien compréhensible, on ne peut que l’aimer pour cela. J’ai rapidement compris le potentiel de Nim, son refus du mensonge était pour moi une qualité primordiale, je l’ai aimée dès le début tant pour ce qu’elle était, la vie qu’elle avait subie, que pour ce qu’elle promettait.

 

Et en opposition avec ses 18 années de malheur, je lui ai apporté 21 ans de bonheur, 21 ans où elle a toujours été heureuse, sans un seul gros problème entre nous, 21 ans de confiance absolue de sa part envers moi qu’elle voyait comme son amant, son mari, son père et sa mère. Je lui ai tout appris et offert, non seulement ses apprentissages scolaires et universitaires, mais l’instruction générale dont elle dispose à présent, la façon de se vêtir qui en fit une des femmes les mieux habillées de Phuket, et jusqu’aux plaisirs de sa nature. J’ai aussi cru avoir réussi à combattre sa défiance envers les autres, son égocentrisme, mais ce sont des défauts qui lui ont permis d’exister, qui sont trop ancrés en elle, et qui m’attristent à présent.

 

D’une fille pauvre et inculte qui traînait sa vie comme elle le pouvait, j’ai fait une avocate polyglotte riche et réputée. Bien sûr, je n’ai fait que l’aider, c’est sa volonté, ses capacités à apprendre et assimiler qui lui ont permis d’évoluer comme elle l’a fait, mais j’ai véritablement consacré 21 ans de ma vie à cette seule réussite et je ne crois pas qu’il y ait un autre exemple comparable. J’ai pu le faire parce qu’à 55 ans, quand j’ai rencontré Nim, j’avais déjà beaucoup vu, beaucoup vécu, assouvi mes passions, et que le challenge qu’elle m’offrait, qui n’empêchait pas mon plaisir insatiable de voyager -au contraire car c‘était pour elle une source de connaissances très importante-, remplissait pleinement ma vie, sans autre besoin ou envie de quoi que ce soit d’autre pour moi-même.

 

Vous avez directement en lecture gratuite une présentation et un résumé de mon livre à l’adresse suivante (ensuite il suffit de cliquer sur « lire le livre »).

 

Chaque semaine, recevez notre lettre d’informations Gavroche Hebdo. Inscrivez-vous en cliquant ici.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus lus