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THAÏLANDE – POLITIQUE : Qui a voté pour qui en Thaïlande ce 8 février ?

Date de publication : 09/02/2026
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Le parti Bhumjaithai (BJT), dirigé par le Premier ministre par intérim Anutin Charnvirakul, a réalisé une percée historique lors des élections législatives du 8 février 2026. Selon les résultats non officiels, avec plus de 94 % des bulletins dépouillés, le parti conservateur est en tête avec un total projeté de 194 sièges sur les 500 que compte la Chambre des représentants.

 

Cette victoire s’appuie sur une performance solide dans 175 circonscriptions directes, dépassant largement ses rivaux. Anutin Charnvirakul a déjà déclaré que cette victoire appartenait à tous les Thaïlandais, tout en commençant à envisager des discussions pour former une coalition gouvernementale stable, le seuil de la majorité absolue étant fixé à 251 sièges.

 

Le People’s Party conserve son bastion à Bangkok

 

Malgré une performance nationale en deçà des attentes des sondages, le People’s Party (successeur du Move Forward) a réitéré son exploit de 2023 dans la capitale. Le parti progressiste, mené par Natthaphong Ruengpanyawut, a réussi un véritable « grand chelem » en remportant la totalité des 33 circonscriptions de Bangkok. Des figures comme Paramet Witthayaraksan (circonscription 1) et Thisana Chunhawan (circonscription 2) ont obtenu des scores confortables, avec respectivement 37 438 et 41 148 voix. Cette domination urbaine totale confirme que Bangkok reste le cœur battant de l’opposition progressiste, même si le parti termine deuxième au niveau national avec environ 116 sièges projetés.

 

Le recul de Pheu Thai dans les grandes villes du Nord

 

Le parti Pheu Thai, historiquement dominant dans le Nord, a subi des revers notables, notamment à Chiang Mai. Bien que le parti demeure la troisième force politique du pays avec 76 sièges, il a dû faire face à une compétition féroce. Dans la 5e circonscription de Chiang Mai, le candidat de Pheu Thai, Chunphan Amonwiwat, l’a emporté de justesse avec 38 015 voix (37,86 %), talonné de très près par Somchit Kanthaya, qui a recueilli 37 738 voix. Ce serrage de coudes dans les fiefs traditionnels des Shinawatra illustre une fragmentation de l’électorat dans les zones urbaines du Nord, au profit de candidats conservateurs et de nouvelles formations.

 

Percée stratégique de Bhumjaithai à Nakhon Ratchasima

 

Nakhon Ratchasima, deuxième province la plus peuplée après Bangkok avec 16 circonscriptions, a constitué un terrain de forte contestation. En capitalisant sur son influence locale et ses promesses de développement économique, le parti d’Anutin Charnvirakul a réussi à s’imposer dans plusieurs districts de cette « porte du Nord-Est », une région autrefois acquise à Pheu Thai. Cette dynamique a permis au parti de consolider sa base rurale tout en pénétrant les centres urbains secondaires, transformant ces 16 sièges en un socle indispensable à sa revendication du leadership gouvernemental.

 

Domination incontestable de Bhumjaithai à Buriram

 

Le parti Bhumjaithai (BJT) a une nouvelle fois confirmé que la province de Buriram demeure son bastion imprenable. Sous l’égide du Premier ministre par intérim Anutin Charnvirakul, le parti a réalisé un score parfait en remportant les 10 circonscriptions de la province. Cette victoire s’appuie sur une mobilisation exceptionnelle dans les zones rurales comme urbaines, où le BJT a capté une écrasante majorité des voix. Dans la circonscription 1, qui englobe le centre-ville, le candidat du BJT a obtenu plus de 45 000 suffrages, ne laissant que des miettes à ses concurrents. Cette hégémonie locale explique en grande partie pourquoi le parti mène la danse au niveau national avec ses 194 sièges projetés.

 

Le Sud reste fidèle aux Démocrates et à Prachachart à Songkhla

 

Dans la province de Songkhla, porte d’entrée du Sud, les résultats reflètent une structure politique plus fragmentée. Le Parti démocrate (Democrat Party) a réussi à conserver une base solide dans le centre urbain de Hat Yai et ses environs, malgré la poussée nationale de Bhumjaithai. Le parti Prachachart, très influent auprès des communautés musulmanes du Grand Sud, a également maintenu ses positions dans les circonscriptions frontalières. À Songkhla, les Démocrates ont sécurisé des victoires clés avec des marges avoisinant les 5 000 à 8 000 voix dans les zones urbaines denses, prouvant que leur ancrage régional demeure un obstacle pour les partis basés à Bangkok ou dans le Nord.

 

Phuket : bastion du People’s Party et du changement

 

À l’image de Bangkok, la ville touristique de Phuket a clairement exprimé sa volonté de renouveau en plébiscitant les candidats du People’s Party. Les trois circonscriptions de l’île ont été remportées par la formation progressiste dirigée par Natthaphong Ruengpanyawut. Confrontés aux défis de la reprise économique post-crise et à la gestion du tourisme, les électeurs ont accordé une large avance au People’s Party, avec des scores supérieurs à 40 % dans chacune des zones de vote. Ce résultat confirme que les centres urbains fortement connectés à l’international privilégient les réformes structurelles et la modernisation politique défendues par l’opposition.

 

Chonburi : une bataille acharnée entre clans locaux et progressistes

 

Dans la province de Chonburi, cœur industriel du pays, les résultats ont mis en évidence un rapport de forces très disputé entre le People’s Party et les réseaux conservateurs locaux. Si le parti d’opposition a réussi à s’imposer dans certaines zones urbaines, notamment à Pattaya et dans le centre de Chonburi, il s’est heurté ailleurs à la solidité des clans politiques traditionnels, largement regroupés autour de Bhumjaithai, qui conservent une forte emprise sur les périphéries. Les écarts de voix, parfois inférieurs à 1 000 suffrages dans plusieurs circonscriptions, traduisent moins une vague de soutien qu’un électorat profondément divisé. Ils illustrent la confrontation entre une classe moyenne urbaine en quête de changements politiques et une base industrielle et provinciale davantage sensible au discours de continuité et de stabilité porté par le pouvoir sortant.

 

Kla Tham et Démocrates

 

le paysage politique met aussi en lumière le poids croissant de formations intermédiaires. Le parti Kla Tham, conseillé par Thammanat Prompao, a créé la surprise en se hissant à un niveau élevé, avec environ 58 sièges projetés, ce qui en fait un acteur clé des futures négociations parlementaires. À l’inverse, le Parti démocrate continue son déclin structurel. Longtemps pilier de la vie politique thaïlandaise, il ne devrait conserver qu’une vingtaine de sièges, essentiellement cantonnés à ses fiefs traditionnels du Sud et à quelques quartiers urbains aisés. Son influence nationale apparaît désormais marginale

 

Référendum constitutionnel

 

En parallèle des élections législatives, le référendum sur la réécriture de la Constitution de 2017 a donné un net avantage au camp du « oui » parmi les 52 millions d’électeurs inscrits. À Bangkok comme dans les autres grandes métropoles du pays, le soutien à la réforme s’est révélé particulièrement marqué, traduisant une forte aspiration au changement institutionnel.

 

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