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THAÏLANDE – POLITIQUE : Natthaphong prêt à céder la direction du People’s Party

Date de publication : 10/02/2026
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Natthaphong Ruengpanyawut

 

Le chef du People’s Party, Natthaphong Ruengpanyawut, a déclaré ce mardi 10 février qu’il pourrait quitter son poste de dirigeant du parti tout en restant député, afin d’éviter une crise institutionnelle au sein de l’opposition si la Cour suprême accepte une procédure engagée contre d’anciens élus du parti dissous Move Forward.

 

S’exprimant le 10 février lors d’une émission diffusée sur Channel 3, Natthaphong a expliqué que la décision récente de la Commission nationale anticorruption (NACC) ne suspend pas automatiquement les parlementaires concernés, sauf si la Cour émet une ordonnance provisoire. Toutefois, un tel scénario pourrait avoir des conséquences majeures sur l’équilibre politique.

 

Un risque de vacance du chef de l’opposition

 

Selon la Constitution thaïlandaise, le chef de l’opposition doit obligatoirement être le leader du plus grand parti d’opposition. Si Natthaphong était contraint de suspendre ses fonctions en tant que chef de parti par une décision judiciaire, le poste de chef de l’opposition pourrait rester vacant, paralysant ainsi le travail de coordination et de contrôle parlementaire face au gouvernement.

 

« Nous devons anticiper tous les scénarios afin d’éviter un vide institutionnel », a-t-il indiqué, ajoutant que le parti examinait plusieurs options de repli, dont un éventuel changement de direction. Aucune décision définitive n’a toutefois été arrêtée à ce stade.

 

Le contentieux autour de l’article 112

 

Cette situation découle d’une décision unanime de la NACC, qui a estimé que 44 anciens députés du Move Forward Party avaient commis de graves violations éthiques en proposant des amendements à l’article 112 du Code pénal, la loi de lèse-majesté.

 

La commission s’appuie sur un arrêt de la Cour constitutionnelle rendu en janvier 2024, selon lequel ces initiatives législatives portaient atteinte à la monarchie constitutionnelle. L’affaire pourrait désormais être portée devant la Cour suprême, avec à la clé d’éventuelles suspensions ou interdictions politiques.

 

Pour le People’s Party, héritier de Move Forward, l’enjeu est désormais autant juridique que politique : préserver sa capacité à diriger l’opposition parlementaire tout en faisant face à une pression judiciaire sans précédent.

 

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