
Le chef de la junte birmane, Min Aung Hlaing, s’est imposé mardi 31 mars comme vice-président lors d’un vote de la chambre basse du Parlement, franchissant ainsi une nouvelle étape vers la présidence. Auteur du coup d’État de 2021, le général a recueilli 247 voix sur les 260 députés présents, selon un responsable parlementaire.
La trajectoire politique de Min Aung Hlaing se précise
Déjà homme fort du pays depuis le putsch militaire de 2021, Min Aung Hlaing accède désormais au poste de vice-président, élu par la chambre basse du Parlement dominée par les militaires.
Cette élection, sans suspense, le place en position de favori pour accéder à la présidence, dans le cadre du mécanisme institutionnel prévu par la Constitution de 2008. Min Aung Hlaing a largement devancé son concurrent Kyaw Swe, représentant d’un parti allié au régime.
En parallèle, la chambre haute a élu Nan Ni Ni Aye, figure du parti pro-militaire USDP dans l’État Karen, comme deuxième vice-présidente. Le bloc militaire du Parlement a, de son côté, désigné le Premier ministre du régime, U Nyo Saw — ancien général et proche allié de Min Aung Hlaing — comme troisième candidat à la vice-présidence.
Selon le système en vigueur, ces trois vice-présidents seront départagés par l’ensemble des parlementaires. Le candidat obtenant le plus de voix deviendra président, les deux autres occupant les fonctions de vice-présidents.
Dans un Parlement largement acquis au régime militaire, l’issue du vote final ne fait guère de doute. Min Aung Hlaing, qui dirige le pays depuis cinq ans, semble désormais en passe de consolider son pouvoir sous couvert de légalité institutionnelle, au terme d’un processus électoral dénoncé par l’opposition et de nombreux observateurs internationaux.
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