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THAÏLANDE – ÉCONOMIE : L’État relance la machine… sous la menace du choc pétrolier

Journaliste : Gaston Baht Date de publication : 31/03/2026
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Après le ralentissement lié aux élections de février, la Thaïlande relance ses dépenses publiques. Un signal positif pour l’économie, même si certains risques, notamment liés aux prix du pétrole et à la dette, continuent d’inquiéter.

 

Une reprise des investissements de l’État

 

Depuis les élections du 8 février, le gouvernement a repris ses dépenses, en particulier dans les projets d’investissement (infrastructures, équipements…). Entre le 1er et le 27 mars, ces investissements ont atteint 65,6 milliards de bahts, soit une hausse de 17,6 % par rapport à l’an dernier.

 

Les dépenses totales restent globalement stables, mais les analystes s’attendent à une accélération dans les mois à venir, avec l’installation complète du nouveau gouvernement.

 

Des projets maintenus grâce aux budgets reportés

 

Malgré cette reprise, le premier trimestre 2026 reste marqué par les effets du calendrier électoral. Les dépenses d’investissement ont reculé de 3,4 % sur un an sur la période.

 

Ce sont les crédits reportés qui ont permis de soutenir l’activité, avec une progression de 17,3 %. Résultat : l’impulsion budgétaire globale reste positive (+3,3 %), malgré la faiblesse temporaire des nouveaux engagements.

 

Des finances publiques solides pour l’instant

 

Sur l’ensemble de l’exercice budgétaire 2026, les indicateurs restent bien orientés. Le taux de décaissement global atteint 54,6 %, soit 2 050 milliards de bahts, nettement au-dessus des moyennes observées entre 2016 et 2024.

 

Les dépenses d’investissement progressent de 10,4 % sur un an, tandis que les dépenses courantes augmentent de 4,5 %. Cette dynamique confirme le rôle moteur de la dépense publique dans la relance économique du pays.

 

LLe pétrole, principal facteur de risque

 

Mais cette trajectoire positive pourrait être fragilisée par les tensions internationales, notamment autour de l’Iran. Si le gouvernement décidait de subventionner les prix du carburant via une baisse des taxes, l’impact budgétaire serait significatif.

 

Chaque réduction d’un baht de taxe sur les carburants représenterait un manque à gagner d’environ 3,3 milliards de bahts par mois. Au taux actuel de 6,92 bahts par litre, la perte potentielle pourrait atteindre jusqu’à 22,8 milliards de bahts mensuels.

 

Une dette publique sous surveillance

 

Autre point d’attention : la dette publique. Elle s’établissait à 66,1 % du PIB en février 2026 et pourrait atteindre 67,8 % d’ici la fin de l’année budgétaire.

 

Si ce niveau reste inférieur au plafond fixé à 70 %, les risques de dérapage existent. Une baisse des recettes, des dépenses supplémentaires liées au contexte international ou un ralentissement de la croissance pourraient accélérer la hausse de l’endettement — au point de franchir le seuil critique avant 2028.

 

Une reprise réelle, mais fragile

 

La Thaïlande bénéficie d’une reprise des dépenses publiques après les élections qui soutient son économie. Mais cette dynamique reste fragile, dépendante de facteurs extérieurs comme les tensions internationales et les prix de l’énergie.

 

Le gouvernement devra donc trouver un équilibre entre soutien à la croissance et maîtrise de ses finances.

 

Gaston Baht

 

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