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ASIE – ÉCONOMIE : Pétrole plus cher, croissance sous pression… la région face au risque de stagflation

Date de publication : 02/04/2026
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Les économies asiatiques commencent à ressentir les effets du conflit au Moyen-Orient. Avec la hausse des prix du pétrole et du gaz, la région fait face à un risque croissant de « stagflation », c’est-à-dire une combinaison de croissance ralentie et d’inflation en hausse.

 

Une région très dépendante de l’énergie importée

 

La plupart des pays asiatiques importent une grande partie de leur énergie, notamment depuis le Moyen-Orient. La perturbation des approvisionnements, en particulier autour du détroit d’Ormuz, a entraîné une hausse des prix.

 

Résultat : les États doivent payer plus cher leur énergie, ce qui se répercute sur les entreprises et les consommateurs. Les coûts de production augmentent, tandis que le pouvoir d’achat des ménages diminue.

 

Une croissance qui ralentit

 

Dans un scénario considéré comme probable, la croissance économique en Asie pourrait ralentir autour de 4,3 % en 2026, contre des niveaux plus élevés auparavant. Dans le même temps, les prix devraient augmenter, avec une inflation estimée à environ 2,4 %.

 

Si le conflit se prolonge, la situation pourrait se dégrader davantage, avec une croissance plus faible encore et une demande mondiale en recul.

 

Des États qui tentent de limiter les dégâts

 

Pour éviter un choc trop brutal, plusieurs pays mettent en place des mesures de soutien. En Chine, en Inde ou en Thaïlande, certaines entreprises publiques absorbent une partie de la hausse des prix de l’énergie afin de limiter son impact sur les consommateurs.

 

Les gouvernements pourraient aussi intervenir davantage, par exemple en soutenant l’économie ou en encourageant une consommation d’énergie plus modérée. Mais tous les pays n’ont pas les mêmes moyens financiers pour agir.

 

Des choix difficiles pour les banques centrales

 

Les banques centrales se retrouvent face à un dilemme : faut-il soutenir la croissance ou lutter contre la hausse des prix ? Augmenter les taux d’intérêt peut freiner l’inflation, mais aussi ralentir l’économie.

 

Le rôle clé des réserves d’énergie

 

La capacité des pays à faire face dépend aussi de leurs réserves. Ceux qui disposent de stocks importants de pétrole peuvent mieux absorber le choc à court terme.

 

À l’inverse, les pays avec peu de réserves, notamment en gaz, sont plus vulnérables. C’est le cas de certaines grandes économies industrielles comme le Japon, la Corée du Sud ou Taïwan, qui pourraient être affectées plus rapidement.

 

Une situation encore incertaine

 

Pour l’instant, les économies asiatiques tiennent, mais l’évolution du conflit sera déterminante. Si la situation s’améliore rapidement, l’impact pourrait rester limité. En revanche, une crise prolongée pourrait installer durablement la région dans un contexte économique plus difficile.

 

Gaston Baht

 

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