
Dans un contexte économique mondial incertain, la Thaïlande revoit son budget et change de cap. Le gouvernement prévoit un déficit public de 788 milliards de bahts pour 2027, soit une baisse de -8,4 % par rapport à l’année précédente. Ce choix montre une volonté claire de mieux contrôler les finances publiques.
Lors d’une réunion avec les grandes institutions économiques du pays, le Premier ministre Anutin Charnvirakul a présenté les grandes lignes du futur budget. Le ministère des Finances, le Bureau du budget, le Conseil de développement économique et la Banque de Thaïlande ont pris part aux échanges.
Des dépenses sous contrôle
Le gouvernement fixe le plafond des dépenses à 3 790 milliards de bahts, soit une légère hausse de +0,2 %. Dans le même temps, les recettes devraient atteindre 3 000 milliards de bahts, en progression de +2,7 % sur un an. Ainsi, l’écart se réduit, même si le déficit reste élevé.
Cependant, les autorités veulent aller plus loin. Elles demandent aux administrations de limiter les dépenses jugées non essentielles. L’objectif est simple : concentrer les moyens sur les priorités.
“Faire mieux avec moins”
Le Premier ministre insiste sur un point : l’État doit gagner en efficacité. Il appelle à utiliser moins de ressources, mais de façon plus ciblée. Par conséquent, certains projets pourraient être revus ou reportés.
Cette approche marque un changement de ton, alors que la politique budgétaire avait été plus accommodante ces dernières années pour soutenir la reprise économique.
Vers de nouveaux modes de financement
Pour continuer à investir, les autorités encouragent des solutions alternatives. Elles invitent les agences publiques à se tourner vers les partenariats public-privé, les emprunts ou encore les fonds d’infrastructure.
Ainsi, l’État espère réduire la pression sur le budget central. En parallèle, ces options permettent de maintenir les grands projets.
Une validation attendue fin avril
Le Bureau du budget doit présenter ce plan au Conseil des ministres le 28 avril. Cette étape sera décisive pour valider la stratégie financière du pays.
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