
Le nouvel incendie survenu ce dimanche 12 juillet à Bangkok, dans le quartier de Lad Phrao, est la tragédie de trop. Trop de catastrophes de ce type, qui marquent la réputation de la Thaïlande au fer rouge. Trop d’incendies provoqués par le laxisme des autorités. Trop de libertés prises par les exploitants de cafés, restaurants et autres établissements nocturnes avec les réglementations en vigueur. Oui, trop, c’est trop ! Le gouverneur de Bangkok, tout juste réélu, doit absolument faire de la sécurité des clients et des consommateurs une priorité.
Cet éditorial n’est pas un appel lancé en l’air. Il en va de la réputation touristique du royaume, qui vise à augmenter le nombre de ses visiteurs étrangers et défend sa réputation dès qu’il le peut. La Thaïlande, ceux qui y vivent le savent, a un problème récurrent de respect des législations en vigueur. La corruption locale, les arrangements, la loi du plus fort et la protection silencieuse de la police valent souvent plus que le respect des textes réglementaires. Beaucoup d’entrepreneurs, d’ailleurs, s’en félicitent, car cela leur donne une marge de manœuvre pour faire prospérer leurs affaires « en dessous du radar ».
Cette nouvelle tragédie montre les limites de ce système thaïlandais. Lorsque la sécurité des clients et des consommateurs est en jeu, transiger n’est pas possible. Bangkok ne doit pas rimer avec danger. La Cité des Anges doit protéger ceux qui la visitent, pas les exposer aux pires dangers.
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