
Alors que les temples thaïlandais accueillent des millions de fidèles à l’occasion d’Asahna Bucha, l’une des principales fêtes du bouddhisme, le Patriarche suprême de Thaïlande, Somdet Phra Ariyavongsagatanana, a choisi de placer cette célébration sous le signe de la paix. Dans un message diffusé mercredi 29 juillet, il invite les bouddhistes à répondre aux violences qui secouent le monde en appliquant un principe fondamental de l’enseignement du Bouddha : la « juste action ».
Plus haute autorité du bouddhisme thaïlandais, le Patriarche suprême profite traditionnellement des grandes fêtes religieuses pour s’adresser aux fidèles. Cette année, il décrit un monde marqué par « les affrontements et les guerres », dont les conséquences dépassent largement les seuls pays directement impliqués. Face à cette situation, il estime que la paix ne pourra être durable que si chacun commence par transformer son propre comportement.
Après la diffusion de ce message, le Patriarche a présidé les cérémonies d’Asahna Bucha au Wat Ratchabophit, son temple de résidence à Bangkok. Il y a participé aux rites religieux avant de bénir les fidèles venus accomplir des mérites à l’occasion de cette journée sacrée.
La paix commence par les actes
Au cœur de son message figure l’un des huit principes du Noble Sentier octuple, la « juste action » (Sammā Kammanta). Selon l’enseignement bouddhique, celle-ci consiste notamment à s’abstenir de tuer, de voler et d’adopter une conduite sexuelle répréhensible.
Pour le Patriarche, ces trois formes de transgression sont à l’origine de nombreuses souffrances, qu’elles touchent les familles, les communautés ou les nations. Sans désigner de conflit particulier, il souligne que les violences trouvent souvent leur origine dans la convoitise, la haine et le refus de respecter autrui.
Son appel ne s’adresse donc pas seulement aux responsables politiques ou aux États, mais à chaque individu. C’est par les choix quotidiens, explique-t-il en substance, que peut se construire une société plus apaisée.
Un message universel
Asahna Bucha commémore le premier sermon prononcé par le Bouddha après son Éveil, considéré comme le point de départ de la diffusion de son enseignement. Plus de vingt-cinq siècles plus tard, le Patriarche suprême estime que ce message conserve toute son actualité face aux défis du monde contemporain.
Au-delà de sa dimension religieuse, cette prise de parole intervient dans un contexte international marqué par la multiplication des conflits et des tensions. Sans évoquer directement une crise en particulier, le chef du bouddhisme thaïlandais rappelle que la paix ne dépend pas uniquement des décisions des gouvernements, mais aussi de la responsabilité individuelle et du respect de la vie d’autrui.
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