Accueil Thaïlande Société THAÏLANDE – SOCIÉTÉ : Un professeur français interpellé à Rayong pour travail sans permis

THAÏLANDE – SOCIÉTÉ : Un professeur français interpellé à Rayong pour travail sans permis

Date de publication : 11/09/2026

français arrêté sans permis de travail

 

Un français enseignant dans une école de langues à Rayong a été interpellé pour avoir travaillé sans permis, a annoncé le Bureau provincial de l’emploi de Rayong.

 

Les agents ont découvert l’infraction lors d’un contrôle mené dans un établissement de cours particuliers installé dans un centre commercial de la province. Les autorités ont diffusé des images du contrôle, sur lesquelles le visage de l’enseignant français a été flouté.

 

Deux écoles de langues ont été contrôlées. Dans la première, trois enseignants sud-africains disposaient des documents requis. Dans la seconde, les agents ont contrôlé trois Thaïlandais, un Bangladais et le ressortissant français. Celui-ci enseignait le français sans permis de travail. Il a été conduit au commissariat de Rayong pour la suite de la procédure. L’employeur est également poursuivi.

 

L’opération intervient alors que les autorités thaïlandaises renforcent les contrôles sur l’emploi des étrangers. En juillet, une autre inspection menée à Rayong avait déjà permis de découvrir 38 travailleurs étrangers sans permis.

 

En Thaïlande, un étranger travaillant sans autorisation risque une amende de 5 000 à 50 000 bahts, ainsi qu’une expulsion et une interdiction de solliciter un nouveau permis de travail pendant deux ans. L’employeur encourt une amende de 10 000 à 100 000 bahts par travailleur en infraction.

 

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2 Commentaires

  1. La « loi » et son application entretiennent toujours un rapport ambigu. Son application, même relative, et c’est déjà un exploit, dépend du degré d’adhésion de ses destinataires et, plus largement, des citoyens lorsqu’ils peuvent être considérés comme tels. Si ce n’est pas le cas, la violence ou la menace de son emploi, ou encore la peur de celle-ci et des appareils de répression — police, armée, justice — peuvent suffire.

    Plus généralement, si l’application de la loi est un impératif plus ou moins catégorique dans un régime politique où elle est le produit d’institutions démocratiques (liberté d’expression, élections libres et régulières, séparation des pouvoirs), son détournement est une passion répandue dans tous les régimes. Sa mise en œuvre dépend largement des moyens dont on dispose pour le faire, notamment lorsqu’on se situe dans les couches sociales à l’abri des organes de répression, soit qu’elles participent plus ou moins directement aux pouvoirs, soit qu’elles en soient les auxiliaires dans le cadre d’organisations plus ou moins mafieuses, tolérées, entretenues, voire encouragées.

    Le sens de l’intérêt général est alors plus ou moins éclipsé par celui de l’intérêt égoïste, dont le moteur est nécessairement la corruption plus ou moins généralisée. Comment éviter le paiement d’une amende pour absence de port du casque ou de permis de conduire ?

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