
Chaque semaine, Richard Werly, conseiller éditorial de Gavroche et correspondant international reconnu, livre son regard sur la France dans les colonnes du média suisse Blick.
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Leurs leçons commencent à virer au refrain. François Bayrou, fraîchement battu dans son fief municipal pyrénéen de Pau, a publié son « Alerte sur la France qui vient » (éd. L’Observatoire) comme une ultime tentative de peser sur la présidentielle de 2027. « L’orage vient », prédit l’oracle centriste, dont le gouvernement n’aura duré que huit mois et vingt-sept jours, du 13 décembre 2024 au 9 septembre 2025.
Or, voilà que deux autres mousquetaires l’accompagnent dans sa charge contre «la malédiction qui frappe», pour reprendre ses termes. Le premier est l’ancien ministre et ex-maire de Valenciennes Jean-Louis Borloo, pour qui « le temps du travail d’équipe pour repenser la France est venu », comme il l’a expliqué dans « Le Journal du Dimanche ». Le second est l’ex-commissaire européen Thierry Breton, affairé à porter sa bonne parole sur la nécessaire indépendance stratégique de la France et de l’Union européenne sur les plateaux de télévision. Thierry Breton a publié, en 2025, « Les Dix renoncements qui ont fait la France » (éd. Buchet Chastel/Plon). Comme pour convaincre que, lui, en revanche, ne renoncera pas…
Bayrou, Breton, Borloo…
Trois mousquetaires auxquels il manque encore un d’Artagnan capable de se lancer dans la campagne présidentielle. A en croire les rumeurs, c’est au très médiatique Thierry Breton que François Bayrou aimerait confier ce rôle au nom du MoDem, son parti politique. Jouable ? Pas si sûr. « L’avenir de la France ne peut pas reposer sur la continuité d’un échec ni sur la grâce du choix d’une femme ou d’un homme providentiel », assène Jean-Louis Borloo.
Sauf que les Français sont nombreux à penser le contraire, surtout après avoir vu les deux films consacrés au général de Gaulle. Plus de 80% des citoyens n’expriment-ils pas « avoir besoin d’un vrai chef pour remettre de l’ordre » dans le pays, selon un récent sondage OpinionWay ?
Vient alors l’idée d’une botte secrète : celle qui transformerait la scène politique française au début de l’automne. Christine Lagarde (70), présidente de la Banque centrale européenne, en garante des finances défaillantes de la France ? Direction l’Élysée plutôt que Genève où l’attend, dit-on, le Forum économique mondial ?
Athos, Porthos et Aramis étaient, comme François Bayrou, de purs Béarnais. Et si le d’Artagnan de 2027 se nommait « Milady » ?
Bonne lecture, on se retrouve le 1er septembre, avec les mousquetaires !
(Pour débattre : richard.werly@ringier.ch)
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