
Une famille israélienne accompagnée de deux enfants a été refoulée du Samui Exotic Park, à Koh Samui. La confrontation avec le gérant français de l’établissement a dégénéré et provoqué une vive polémique sur les réseaux sociaux. L’incident intervient après plusieurs semaines de tensions autour du parc, dont les propriétaires disent avoir été menacés après avoir affiché leur soutien à la Palestine.
Une famille israélienne affirme avoir été refoulée du Samui Exotic Park, à Mae Nam, en raison de sa nationalité. La confrontation avec le gérant français de l’établissement, originaire de Villeurbanne, près de Lyon, a été filmée et largement diffusée sur les réseaux sociaux.
Dans une vidéo tournée par la mère, celle-ci demande : « Parce que nous venons d’Israël ? Qu’est-ce que nous vous avons fait ? Nous ne vous avons rien fait. » Le gérant lui ordonne alors de quitter les lieux, lançant : « Move off my place, sinon je t’arrache ta tête ». L’échange devient rapidement houleux.
Un coup de tête filmé
D’autres images, issues de la vidéosurveillance, montrent le gérant donnant un coup de tête au père, qu’il atteint à l’arrière du crâne, alors que les deux enfants se trouvent à proximité. Sur les séquences disponibles, l’homme ne semble pas blessé. Le responsable lance également une petite pancarte en direction de la mère.
Selon la version du parc rapportée par un média local, la famille serait restée plusieurs minutes devant l’entrée en filmant et en gênant le passage des autres visiteurs.
La police touristique de Koh Samui enquête sur les circonstances de l’incident.

Des publications controversées
La polémique s’est poursuivie sur les réseaux sociaux. Après l’incident, le compte Instagram officiel du parc a publié une séquence montrant un drapeau israélien barré d’un symbole rouge d’interdiction, à côté d’une cible perforée. Un drapeau « Free Palestine » apparaissait également à proximité.
D’autres contenus attribués au compte Instagram de l’établissement et aujourd’hui supprimés sont présentés comme contenant des propos visant les Israéliens et les Juifs.
Les publications diffusées après l’incident ne permettent pas d’établir ce qui s’est passé avant le début de l’enregistrement de la famille. Elles semblent toutefois montrer que le compte officiel du parc a ensuite soutenu le refus d’accès aux visiteurs israéliens, alimentant les accusations de discrimination et d’antisémitisme visant l’établissement.
Des menaces après l’affichage d’un drapeau palestinien
L’affaire avait toutefois commencé plusieurs semaines auparavant. À la fin du mois de juillet, les propriétaires franco-thaïs du parc avaient affiché un drapeau palestinien et un message « Free Palestine ».
La propriétaire affirme avoir ensuite reçu des menaces. Le parc dit également avoir été la cible d’une vague d’avis négatifs sur les réseaux sociaux et avoir reçu de nombreux messages d’insultes et de menaces.
La propriétaire avait expliqué avoir installé le drapeau après plusieurs incidents qu’elle attribuait à certains visiteurs étrangers, évoquant notamment de la nourriture prise sans paiement, des accès à des zones interdites et des comportements inappropriés envers les animaux. L’établissement affirmait alors accueillir les visiteurs de toutes nationalités, à condition qu’ils respectent ses règles.
Les autorités thaïlandaises déjà saisies
Les autorités de Koh Samui étaient intervenues avant même la dernière altercation après les menaces signalées par les propriétaires. Le dossier avait également été porté à l’attention du vice-ministre de l’Intérieur Worasit Liengprasit, qui avait demandé aux autorités de Surat Thani et de Koh Samui d’examiner la situation.
L’affaire intervient dans un contexte de forte progression de la fréquentation israélienne en Thaïlande. Le Bureau de l’immigration a enregistré 420 202 entrées de ressortissants israéliens en 2025, contre 405 712 sorties. Ces chiffres correspondent à des mouvements aux frontières et non au nombre d’Israéliens résidant dans le royaume.
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