
Un mois après l’annonce d’un accord entre Kuala Lumpur et Naypyidaw sur le retour de 5 000 réfugiés, la Malaisie en prépare la première application concrète. Le 29 septembre, 1 476 ressortissants birmans doivent quitter le pays à bord de navires de la marine birmane. Les autorités malaisiennes présentent l’opération comme volontaire.
La Malaisie a fixé au 29 septembre le départ d’un premier groupe de 1 476 ressortissants birmans vers leur pays d’origine.
Le ministère malaisien de l’Intérieur a annoncé jeudi 27 août que l’opération mobiliserait deux navires de guerre et un navire-hôpital de la marine birmane. La date a été arrêtée après des discussions entre plusieurs ministères et organismes de sécurité malaisiens.
Cette opération constitue la première étape du programme portant sur 5 000 personnes, dont Gavroche avait annoncé l’accord fin juillet.
Les Rohingya ne sont plus spécifiquement mentionnés
Une évolution mérite toutefois d’être relevée. Lors de l’annonce initiale, le Premier ministre Anwar Ibrahim avait présenté l’accord comme portant sur le retour de 5 000 Rohingya. Dans sa communication du 27 août, le ministère de l’Intérieur parle désormais plus largement de ressortissants ou réfugiés birmans.
Cette nuance n’est pas anodine. Les réfugiés originaires de Birmanie présents en Malaisie appartiennent à plusieurs communautés. Selon le ministère, plus de 95 % des réfugiés enregistrés dans le pays viennent de Birmanie, parmi lesquels des Rohingya, Chin, Karen et Mon.
Les autorités n’ont pas précisé la composition ethnique du premier groupe de 1 476 personnes.
Kuala Lumpur insiste sur le caractère volontaire
Le gouvernement malaisien affirme que ces retours seront effectués sur une base volontaire et dit poursuivre ses discussions avec Naypyidaw afin que les opérations se déroulent de manière ordonnée et dans des conditions respectueuses des personnes concernées.
La question reste particulièrement sensible pour les Rohingya, minorité musulmane dont une grande partie est privée de citoyenneté en Birmanie et dont des centaines de milliers de membres ont fui le pays.
Le départ du 29 septembre constituera ainsi le premier test concret de l’accord annoncé cet été entre Kuala Lumpur et Naypyidaw. Il permettra également de savoir plus précisément qui sont les réfugiés que la Birmanie accepte effectivement de reprendre.
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