
La guerre en Iran continue de peser lourdement sur les marchés pétrochimiques en Asie, où la production est fortement perturbée par les tensions sur les approvisionnements en matières premières.
La fermeture du détroit d’Ormuz a en effet coupé une partie des flux en provenance du Moyen-Orient, troisième pôle mondial de production d’éthylène et de propylène. Privées de ces intrants essentiels, de nombreuses installations asiatiques ont dû ralentir ou suspendre leurs activités.
Résultat : les taux d’utilisation des capacités sont tombés sous les 70 % dans la région — un seuil considéré comme non rentable — et parfois même sous les 60 % dans certains pays. L’Asie, qui représente près de la moitié des capacités mondiales d’éthylène et dépend largement des importations, se retrouve en première ligne face à cette crise.
La Chine résiste pour l’instant mieux que ses voisins grâce à ses importantes réserves, mais ses approvisionnements en provenance d’Iran pourraient à leur tour être affectés si les perturbations se prolongent.
Dans ce contexte, les acteurs asiatiques du secteur sont contraints d’ajuster leur production face à la raréfaction des ressources. Tant que le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert et que les flux ne reprendront pas, la pression devrait se maintenir sur l’ensemble de la chaîne pétrochimique régionale.
Gaston Baht
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