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FRANCE – POLITIQUE : Vue d’ailleurs, Dominique de Villepin, le gaullisme du verbe

Date de publication : 11/03/2026
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Dominique de Villepin

 

Chaque semaine, notre ami Richard Werly, conseiller éditorial chez Gavroche, partage sa vision de la France sur le site d’actualités suisse Blick. Vous pouvez vous abonner à sa lettre d’information, Republick, ou la consulter en ligne.

 

Voici son éditorial. La newsletter complète est disponible ici.

 

Dominique de Villepin veut ressusciter le général de Gaulle. L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, auréolé de son « non » à l’invasion américaine de 2003 en Irak à la tribune de l’ONU, distille ses conseils diplomatiques comme des coups de marteau. A ses yeux, tout le monde a tout faux. Lui seul pourrait, s’il revenait au pouvoir (sa candidature à la présidentielle de mai 2027 est dans les starting-blocks), ramener la France sur les rails de sa puissance. Une France capable de tenir à distance Donald Trump.

 

Une France capable de dénoncer l’agression contre l’Iran dont le prix à payer risque d’être élevé. Une France capable d’avoir encore une politique arabe face au rouleau compresseur d’Israël. Une France capable de ne pas sombrer dans le souverainisme européen version Macron. Une France qui ose encore prononcer le mot de Palestine, sans se cacher derrière les méandres de la reconnaissance diplomatique. Une France qui assume d’être aux avant-postes d’une nouvelle forme de non-alignement.

 

L’intéressé excelle dans ses postures.

 

Il a le verbe juste. Il convoque, lui l’amoureux du Napoléon des « Cent jours » revenu faire trembler la monarchie, l’histoire à sa rescousse. Dominique de Villepin a la stature de ses propos. Il assène. Il démonte. Il redit les évidences culturelles, religieuses ou géographiques. Le problème est que tous ses propos devraient être précédés d’un avertissement en lettres majuscules sur l’état réel de la France, sur ses moyens militaires, sur ses contingences financières et budgétaires, sur cette quadrature du cercle de l’affaiblissement qu’il refuse d’admettre.

 

Au fond, Dominique de Villepin rejette toute capitulation française. Il est homme de batailles et de victoires. Gare, toutefois, pour cet héritier d’une aristocratie d’Empire, à ne pas se tromper de modèle impérial. Napoléon III, lui aussi, prétendait défendre la grandeur de la France. Avant de sombrer, au final, avec son armée, dans la guerre de 1870 et dans la débâcle de Sedan. D’autres capitulations, on le sait, suivirent ensuite.

 

Et si clamer « nous sommes les gardiens d’une conscience », comme il le fit aux Nations unies en 2003, puis capituler, était un mal français ?

Bonne lecture, à la tribune de l’ONU !

(Pour débattre : richard.werly@ringier.ch)

 

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