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FRANCE – POLITIQUE : Vue d’ailleurs, la dette, la présidence et les doutes

Date de publication : 01/09/2026
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Bercy économie en France

 

Chaque semaine, Richard Werly, conseiller éditorial de Gavroche et correspondant international reconnu, livre son regard sur la France dans les colonnes du média suisse Blick.

 

Nous vous proposons ci-dessous son dernier éditorial. Pour découvrir l’intégralité de sa newsletter, Republick, cliquez ici.

 

Il arrive, aux États-Unis, que l’on ne parle pas de Donald Trump. A vrai dire, la plupart des Américains que je rencontre depuis mon arrivée au pays de l’Oncle Sam, où j’achève quelques jours de reportage en vue des élections de mi-mandat du 3 novembre, n’ont pas du tout envie de parler de la guerre en Iran ou de leur président. C’est sur la France qu’ils m’interrogent en cette rentrée très politique.

 

Alors, après Macron ? Alors, Marine Le Pen déjà à l’Élysée ? Mélenchon est-il un communiste ? Je dois donc, à chaque fois, rembobiner le film. Dire que rien n’est joué et qu’il ne faut pas confondre sondages et décisions de vote, lorsque le moment sera venu de déposer son bulletin dans l’urne. Après avoir bien insisté sur une différence : le chef de l’État français, contrairement à Trump, qui laisse planer le doute, laissera bien la place à son successeur le 2 mai 2027. Comme la Constitution l’impose…

 

Sauf qu’une autre question m’a été plusieurs fois posée.

 

Et si la France, d’ici là, faisait faillite ? J’ai ri en entendant mes interlocuteurs – un avocat d’affaires de Topanga Canyon, près de Los Angeles, un universitaire de Missoula, dans le Montana –, car je me souviens d’un livre de mon ami Philippe Ries et de Philippe Jaffré qui avait le même titre, voici pile vingt ans (« Le jour où la France a fait faillite », éditions Grasset).

 

Et puis j’ai réfléchi : voilà, bien sûr, la variable qui peut tout changer. Celle qui peut, en pleine campagne présidentielle, faire voler en éclats les stratégies électorales. Imaginez que les créanciers de la France tirent le signal d’alarme et que les taux à dix ans (ils ont franchi, le 17 août, la barre des 4%, record historique depuis 20 ans) décollent comme une fusée SpaceX d’Elon Musk ? Les patrons du CAC 40, l’indice boursier français, se jetteront alors dans la bataille de façon bien moins courtoise que lors des journées du MEDEF, les 26 et 27 août à Roland-Garros. Ils monteront au filet. La Banque centrale européenne s’imposera comme arbitre…

 

Cette rentrée n’est pas celle des nouveaux candidats de gauche Raphaël Glucksmann ou Olivier Faure, tous deux candidats à la primaire du PS. Elle est celle de la dette française, dans un pays que le Premier ministre Sébastien Lecornu maintient dans un coma financier dépassé. Le leader de La France insoumise (LFI) a allumé la mèche en proposant d’annuler 18% des 3536 milliards d’euros dus par la France à ses bailleurs de fonds. « Et vous pensez qu’ils vont se laisser faire ? » m’a demandé mon avocat américain.

 

Bonne lecture, avec ou sans money !

 

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