
Le Cambodge accueillera les 15 et 16 novembre le 20e Sommet de la Francophonie. Un rendez-vous préparé depuis un an, qui doit permettre aux pays francophones de préciser leurs ambitions politiques et de choisir la prochaine direction de leur organisation.
À dix jours du Sommet de Phnom Penh, les préparatifs entrent dans leur dernière ligne droite. Les chefs d’État et de gouvernement des pays francophones se retrouveront autour d’un thème : « Réinvestir dans la paix pour une prospérité partagée et une stabilité durable ».
Ce rendez-vous s’inscrit dans la continuité des discussions engagées en novembre 2025 à Kigali, au Rwanda, lors de la 46e Conférence ministérielle de la Francophonie.
Les ministres y avaient notamment adopté l’Appel de Kigali, un texte consacré à l’égalité entre les femmes et les hommes, à leur participation aux décisions politiques et à la reconnaissance de leur travail non rémunéré.
Ils avaient également appelé à renforcer le rôle diplomatique de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dans un contexte de tensions internationales.
Phnom Penh doit désormais prendre le relais
Le Sommet devra notamment élire le prochain secrétaire général de l’OIF pour la période 2027-2030 et définir les grandes orientations de l’organisation.
Pour le Cambodge, qui accueille cette rencontre pour la première fois, l’enjeu dépasse les discussions institutionnelles. Près de trente ans après le Sommet de Hanoï de 1997, le retour de la Francophonie en Asie du Sud-Est offre au royaume une occasion de renforcer son influence diplomatique et ses relations économiques avec les pays francophones.
Reste à savoir si ce rendez-vous débouchera sur des initiatives concrètes pour la région, au-delà des déclarations politiques.
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