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INDONÉSIE – ÉNERGIE : Deux centrales nucléaires flottantes russes bientôt dans l’archipel ?

Date de publication : 18/10/2026

Centrale nucléaire flottante

 

Des centrales nucléaires installées sur l’eau ? L’Indonésie vient de signer un accord avec le géant russe Rosatom pour accueillir deux unités flottantes dans l’est de l’archipel. Une première dans la région, qui suscite déjà l’attention des autorités thaïlandaises.

 

Vendredi 16 octobre, à Moscou, en marge de la Semaine russe de l’énergie, le groupe public russe Rosatom et la société indonésienne PT Pembangkit Listrik Nuklir ont signé un accord commercial portant sur deux centrales nucléaires flottantes, d’une puissance totale de 200 mégawatts.

 

Le projet vise à alimenter l’île d’Halmahera, dans la province des Moluques du Nord, à l’est de l’Indonésie. Si les installations voient le jour, cette région pourrait devenir la première du pays à recevoir de l’électricité d’origine nucléaire.

 

Comment fonctionnent ces centrales flottantes ?

 

Le principe consiste à installer des réacteurs nucléaires sur des plateformes flottantes, acheminées vers les régions qui ont besoin d’électricité. Cette solution pourrait notamment répondre aux besoins des territoires insulaires éloignés des grands réseaux électriques.

 

La Russie exploite déjà une centrale de ce type dans l’Arctique, l’Akademik Lomonossov. Le projet indonésien constituerait toutefois une première à l’exportation pour cette technologie. Selon l’agence Interfax, Rosatom conserverait la propriété des installations et vendrait l’électricité produite pendant leur durée d’exploitation prévue, soit 60 ans.

 

La mise en service n’est cependant pas imminente. Rosatom évoque un délai minimal de cinq ans après l’entrée en vigueur des principales dispositions contractuelles.

 

La Thaïlande s’interroge sur les risques

 

L’annonce a rapidement retenu l’attention des autorités thaïlandaises. Dès le 17 octobre, l’Office thaïlandais de l’énergie atomique pour la paix (OAP) a publié une analyse du projet. L’organisme souligne plusieurs défis : risques de tsunami, collisions maritimes, sûreté des installations, gestion des déchets radioactifs et responsabilité en cas d’accident.

 

Ces questions intéressent directement la Thaïlande, qui étudie également les possibilités offertes par les petits réacteurs nucléaires modulaires. Le projet indonésien doit encore franchir plusieurs étapes techniques et réglementaires avant de devenir réalité.

 

Dans une Asie du Sud-Est fortement dépendante des importations de pétrole du Moyen-Orient, comme Gavroche le soulignait récemment, cette initiative illustre la volonté des pays de la région de diversifier leurs sources d’énergie.

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