
Le compte à rebours est lancé à Freedom Beach. Les autorités thaïlandaises ont fixé au 9 août 2026 la date limite pour que les occupants illégaux de terrains situés dans la réserve forestière nationale voisine démolissent eux-mêmes leurs constructions. Passé ce délai, l’État procédera aux destructions et engagera des poursuites contre les contrevenants.
Cette décision s’inscrit dans la vaste opération de reprise en main du littoral de Phuket engagée par le gouvernement. Gavroche avait déjà annoncé que les premières démolitions d’établissements construits illégalement devaient débuter au mois de juillet. Avec cet avis officiel, les autorités franchissent une nouvelle étape en accordant un dernier délai aux occupants de cette partie de Freedom Beach avant d’éventuelles démolitions forcées.
Des agents du Département royal des forêts (Royal Forest Department) et des services chargés de la protection de la réserve forestière de Khao Nak Koet ont installé des panneaux officiels à proximité de Freedom Beach, dans le sous-district de Karon. Ils ordonnent aux personnes occupant illégalement ces terrains de quitter les lieux, de cesser toute activité susceptible de dégrader la forêt et de retirer l’ensemble des bâtiments, installations et aménagements réalisés sans autorisation.
Un site emblématique de Phuket
Située au sud de Patong, Freedom Beach est l’une des plages les plus prisées de Phuket. Accessible principalement par bateau ou par un sentier escarpé, elle est réputée pour son sable blanc et ses eaux cristallines. Son caractère préservé en a également fait un secteur sensible, où les litiges fonciers et les occupations illégales se sont multipliés au fil des années.
Pour les autorités, ce dossier est devenu emblématique de la lutte contre l’appropriation illégale de terrains publics sur l’île. Depuis plusieurs mois, les inspections se multiplient autour de Freedom Beach et d’autres secteurs du littoral afin de récupérer les parcelles appartenant à l’État et de faire respecter les règles d’urbanisme et de protection de l’environnement.
Restaurer les espaces protégés
L’opération s’inscrit dans un programme plus large de restauration des réserves forestières nationales de Phuket. La forêt de Khao Nak Koet joue un rôle important dans l’équilibre écologique de l’île. Le Département des forêts affirme poursuivre des actions de protection et de reboisement, tout en étudiant la possibilité d’aménager certaines zones de Freedom Beach en espace récréatif placé sous gestion publique, afin de concilier l’accès du public et la préservation des milieux naturels.
Les autorités rappellent que toute occupation, construction ou exploitation d’un terrain situé dans une réserve forestière nationale sans autorisation constitue une infraction à la législation thaïlandaise. Les contrevenants s’exposent à des sanctions pénales, à la démolition de leurs constructions et à la restitution des terrains à l’État.
Les prochaines semaines permettront de mesurer si les occupants concernés se conforment aux injonctions des autorités ou si l’État devra procéder lui-même aux démolitions. Après les annonces de ces dernières semaines, Freedom Beach devient ainsi l’un des principaux tests de la politique de reprise en main du littoral engagée par le gouvernement thaïlandais.










