
Le 1er mars, en marge du MotoGP, le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul a réaffirmé la position de neutralité de la Thaïlande face à l’escalade du conflit au Moyen-Orient, appelant l’ensemble des parties à privilégier la voie diplomatique pour mettre fin aux violences.
En déplacement dans la province de Buriram, le chef du gouvernement a déclaré que les autorités suivaient la situation de très près. Il a indiqué avoir donné instruction aux agences concernées de préparer des dispositifs d’assistance pour les ressortissants thaïlandais affectés par les troubles dans la région.
Coordination interministérielle
Le gouvernement mobilise plusieurs ministères pour anticiper différents scénarios : les Affaires étrangères, la Défense, le Travail, l’Intérieur, la Santé publique et les Finances élaborent ensemble des plans d’urgence. Ils veulent ainsi garantir une réponse rapide en cas de dégradation de la situation sécuritaire.
Le Premier ministre a annoncé qu’une réunion du Conseil national de sécurité se tiendra le 2 mars afin de finaliser les mesures d’assistance et d’éventuelles opérations d’évacuation. Le chef de l’armée de l’air informe régulièrement le gouvernement sur le niveau de préparation opérationnelle.
« La Thaïlande doit rester aussi neutre que possible »
« La Thaïlande doit rester aussi neutre que possible », a souligné Anutin Charnvirakul. « Dans le même temps, nous sommes préoccupés parce que nos concitoyens se trouvent sur place. »
Le chef du gouvernement a exhorté toutes les parties impliquées à reprendre le dialogue et à rechercher une solution diplomatique, exprimant l’espoir d’un retour rapide à la paix.
Cette position confirme la ligne traditionnelle de Bangkok : prudence diplomatique, neutralité stratégique et priorité à la protection de ses ressortissants à l’étranger.
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