
En déplacement à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies, le Premier ministre Anutin Charnvirakul a profité de son séjour pour vendre les atouts économiques de la Thaïlande aux grands investisseurs américains. Une réunion organisée par Bank of America a notamment rassemblé une vingtaine de gestionnaires et investisseurs institutionnels, parmi lesquels BlackRock, Blackstone, Citadel et Fidelity.
Diplomatie le matin, économie l’après-midi. Après avoir assisté le 22 septembre à l’ouverture du débat général de la 81e Assemblée générale des Nations unies, Anutin Charnvirakul a consacré une large partie de son agenda new-yorkais à convaincre les investisseurs américains de miser davantage sur la Thaïlande. Le gouvernement avait d’ailleurs préparé ce déplacement comme un véritable roadshow destiné à renforcer la confiance dans l’économie et le marché financier thaïlandais.
Face aux géants de la finance américaine
À la tour de Bank of America, le Premier ministre a présenté les perspectives économiques du royaume devant environ 25 représentants de fonds et investisseurs institutionnels. BlackRock, Blackstone, Citadel et Fidelity figuraient notamment parmi les participants. Selon les informations communiquées après la réunion, les institutions représentées géraient ensemble environ 40 000 milliards de dollars d’actifs.
Anutin a tenté de positionner la Thaïlande sur plusieurs secteurs jugés stratégiques : technologies numériques, data centers, transition énergétique et sécurité alimentaire. Interrogé sur les finances publiques, il a également assuré aux investisseurs que son gouvernement entendait maintenir la discipline budgétaire et contenir la dette publique dans les limites prévues par la réglementation thaïlandaise.
Le message adressé aux financiers américains est clair : Bangkok cherche non seulement des capitaux, mais aussi des partenaires capables d’accompagner la montée en gamme de son économie.
Microsoft et PIMCO au programme
Anutin a parallèlement rencontré des responsables de Microsoft et de PIMCO, l’un des grands gestionnaires d’actifs mondiaux. Les discussions avec le groupe technologique américain ont porté sur le numérique, les technologies d’avenir, la formation et la cybersécurité. Bangkok ambitionne de renforcer la position de la Thaïlande dans l’économie numérique et l’intelligence artificielle.
Avec PIMCO, les échanges ont davantage concerné l’environnement économique mondial, les marchés financiers et les critères qui guident les décisions des grands investisseurs institutionnels. Le gouvernement thaïlandais cherche notamment à mieux identifier les obstacles susceptibles de freiner l’arrivée de capitaux étrangers.
Des intentions, pas encore des contrats
Ces rencontres constituent toutefois avant tout une opération de promotion économique. Aucun nouveau contrat ni montant d’investissement directement lié à ces discussions n’a été annoncé à ce stade. Le véritable résultat du roadshow se mesurera donc aux projets qui se concrétiseront dans les prochains mois.
Le déplacement new-yorkais ne marque d’ailleurs qu’une étape de cette offensive. Le gouvernement a organisé une tournée entre Tokyo, New York et Londres, en associant notamment le Conseil thaïlandais des marchés de capitaux (FETCO) et la Bourse de Thaïlande. À Londres, Anutin doit également rencontrer des investisseurs institutionnels avec le concours d’UBS.
En parallèle, le Premier ministre poursuit son agenda diplomatique à l’ONU. Il doit prononcer la déclaration de la Thaïlande devant l’Assemblée générale le 24 septembre.
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