
Près de deux mois après avoir été frappée par de graves inondations, la ville de Hat Yai peine toujours à relancer son activité touristique. Les hôtels continuent d’enregistrer de faibles taux d’occupation, la catastrophe ayant durablement entamé la confiance des visiteurs, en particulier celle des touristes malaisiens, qui constituent la principale clientèle de la ville.
« Aujourd’hui, l’activité est quasiment à l’arrêt », a déclaré Sitthipong Sitthiphataraprabha, président de l’Association des hôtels de Hat Yai-Songkhla, lors d’une interview accordée dimanche à la radio FM 101.
Malgré les vacances du Nouvel An, plus de la moitié des chambres sont restées inoccupées. Après cette période, le taux de réservation est même retombé à environ 20 %. Les professionnels du secteur ne constatent par ailleurs aucun signe de reprise en vue du Nouvel An chinois, une période habituellement très dynamique pour Hat Yai, notamment grâce aux touristes sino-malaisiens.
Selon le calendrier officiel, les vacances du Nouvel An chinois en Malaisie auront lieu les 17 et 18 février.
Le tourisme à Hat Yai dépend fortement du marché malaisien. En 2024, la ville a généré près de 30 milliards de bahts de recettes touristiques grâce à 3,5 millions de visiteurs étrangers, dont 91 % provenaient de Malaisie, selon les données du bureau sud de la Banque de Thaïlande (BoT).
Les inondations majeures survenues entre le 21 et le 28 novembre ont provoqué un effondrement brutal de la fréquentation. Les dégâts ont été estimés à 15,7 milliards de bahts, toujours selon la BoT, qui précise que les secteurs du commerce et de l’hôtellerie figurent parmi les plus touchés.
« Seuls quelques commerces et restaurants ont rouvert », a indiqué M. Sitthipong, soulignant que la ville ne s’est pas encore totalement remise de la catastrophe. Le président de l’association appelle les autorités actuelles et le futur gouvernement à renforcer l’aide financière aux entreprises locales, dont beaucoup restent en grande difficulté. Il réclame également la mise en place de mesures concrètes et durables pour prévenir de nouvelles inondations et restaurer la confiance des touristes.
Traditionnellement, les mois de novembre et décembre constituent la haute saison pour Hat Yai, avec l’arrivée massive de visiteurs malaisiens. « L’inondation de l’an dernier, survenue en pleine période touristique, a profondément affecté l’image de la ville », a-t-il conclu.
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