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Home Accueil THAÏLANDE – SOCIETE: Dans le monde secret des «Mae Baan», les employées de maison

THAÏLANDE – SOCIETE: Dans le monde secret des «Mae Baan», les employées de maison

Journaliste : Alice Jetin Duceux
La source : Gavroche
Date de publication : 06/12/2018
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Sans elles, beaucoup de familles françaises expatriées en Thaïlande ne pourraient sans doute pas vivre de la même façon. Les «Mae Baan», ces employées de maison dévouées, sont à la fois surveillantes des ados, nounous des petits, ménagères hors pair et cuisinières. Mais que pensent-elles de leurs employeurs ? Que disent-elles ? De quoi rêvent-elles ? Gavroche a enquété. Un reportage qui vous aidera au quotidien !

 

Quand Champa était enfant, elle voyait les jeunes de son village Kachin disparaître quelques années, puis revenir avec des bijoux en or.

 

« Où êtes-vous allés ? » leur demandait-elle, fascinée.

 

« À Bangkok», lui répondaient-ils invariablement.

 

Quel était donc cet endroit magique dont on revenait avec des bijoux en or ?

 

Les années passant, elle comprit que ses aînées se rendaient loin de chez elle, en Thaïlande.

 

Elle décida de les suivre pour y trouver du travail.

 

A 17 ans, Champa devint nounou.

 

Priya (un pseudonyme) est aussi Birmane.

 

Comme Champa, elle est venue en Thaïlande jeune, à 18 ans, pour gagner sa vie.

 

Elle a suivi les pas de ses amies et de ses aînées, franchissant secrètement la frontière avec une femme plus âgée de son village.

 

Pendant un an, ses premiers employeurs lui ont interdit de sortir seule.

 

Priya avoue qu’elle-même n’osait pas s’aventurer dehors, trop terrifiée à l’idée de se faire arrêter.

 

Il lui a fallu du temps « et des papiers » pour qu’elle se sente à l’aise dans les rues de Bangkok.

 

Karen, elle, avait plus de 30 ans et dix années de travail comme ouvrière à l’usine, chez elle aux Philippines, quand elle a rejoint sa nièce à Bangkok.

 

Elle est fière de dire qu’elle a travaillé pour quatre familles d’expatriés, dont trois familles françaises qu’elle apprécie car elles respectent mieux ses droits.

 

« Quand je cherchais du travail et que l’on m’appelait pour des interviews, je demandais systématiquement d’où venait la famille – et si elle n’était pas française, je répondais que je n’étais plus disponible », dit-elle avec malice.

 

Cela fait maintenant plus de treize ans que Karen vit en Thaïlande où elle est entrée avec un visa touristique.

 

Et pourtant, elle enchaîne toujours les visas temporaires, soulignant tous les obstacles et les paradoxes qu’affrontent les migrants.

 

Champa, Priya et Karen ont en commun un triple statut de migrante, de femme et de travailleuse domestique.

 

Le terme de « travailleur domestique » recouvre de nombreux métiers : nounou, femme de ménage, majordome, chauffeur, jardinier…

 

Une mae baan sur quatre est une migrante

 

Les derniers sont plus souvent occupés par des hommes et considérés comme plus qualifiés.

 

Les travaux ménagers restent exercés par une écrasante majorité de femmes : 83% des employés domestiques dans le monde.

 

Leur emploi est souvent dévalorisé, vu comme ne nécessitant pas de véritables compétences.

 

« Mae baan », en thaï, veut ainsi à la fois dire femme de ménage et femme au foyer.

 

Toutes, en tant que migrantes, sont ballotées entre le ministère du Travail et les services de l’Immigration.

 

Toutes ont parcouru un chemin complexe depuis leur pays d’origine.

 

Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), on compte dans l’Asean plus de 3,5 millions de migrants, dont presque la moitié est en situation irrégulière.

 

Ils sont Laotiens, Cambodgiens, parfois Vietnamiens ou Philippins, mais l’écrasante majorité vient de Birmanie.

 

Si Champa et Priya sont parties pour des raisons économiques, nombreux sont les Birmans qui ont fuit des conflits armés ou des persécutions.

 

Loin de chez eux, ils vivent dans l’illégalité, car la Thaïlande n’a pas ratifié la Convention de Genève (1951) qui leur permettrait d’obtenir le statut de réfugiés.

 

Qu’ils migrent pour des raisons politiques ou économiques, franchir la frontière illégalement coûte cher, se révèle difficile et dangereux.

 

Les migrants ne quittent pas pour autant leur pays de gaieté de cœur.

 

« Mon grand-frère était déjà en Thaïlande et a dû avancer plus de 3000 bahts à mon passeur, raconte Champa. C’est une somme importante ! »

 

Champa a eu de la chance d’avoir de la famille sur place : c’est grâce à son frère qu’elle a trouvé son premier emploi.

 

« Les migrants birmans sont les mieux organisés », explique Meri Åhlberg, consultante indépendante pour une récente étude (Worker, helper, auntie, maid ?) de l’OIT et de l’Organisation des Nations unies pour les Femmes (ONU Femmes) sur la question des travailleuses domestiques migrantes en Asean.

 

Ils tissent de nombreux réseaux de solidarité à travers les communautés bouddhistes, car un nombre élevé de moines birmans viennent en effet étudier la religion auprès de la Sangha thaïlandaise.

 

Champa se rappelle qu’après le cyclone Nargis de 2008, elle a récolté plus de 46 000 bahts auprès de ses compatriotes. Ils ont été transmis aux victimes via le réseau des religieux.

 

Karen et les réseaux catholiques

 

D’autres communautés nationales ou religieuses parviennent aussi à s’entraider efficacement : Karen témoigne que sa paroisse catholique l’a aidée à surmonter des passes difficiles, et que c’est grâce au bouche-à-oreille après la messe qu’elle a trouvé son premier emploi chez des Français.

 

Les réseaux parallèles et informels sont ainsi très actifs et indispensables aux migrants qui, dans leur majorité, vivent dans des conditions précaires.

 

La Thaïlande leur garantit des droits, mais dans les faits, très peu y accèdent.

 

Selon l’OIT, le royaume est l’un des quatre pays « receveurs nets » de migrants en Asean, avec la Malaisie, Singapour, et Brunei.

 

Les phénomènes migratoires sont anciens, mais le pays a mis longtemps à construire une législation nationale adaptée et s’est principalement appuyé sur des accords bilatéraux signés avec le Cambodge, le Laos et la Birmanie dans les années 2000.

 

S’ils permettent de protéger davantage les migrants, ces accords sont cependant surtout axés sur la prévention de l’immigration irrégulière et soutenus par des mesures de rapatriement et d’action contre le trafic humain.

 

Ils n’offrent qu’un statut temporaire aux migrants, en général d’une durée de deux ans renouvelable.

 

En réalité, beaucoup restent en Thaïlande longtemps après l’expiration de leurs documents officiels.

 

« J’ai été régularisée en 2012, témoigne Priya, souriant à l’idée d’avoir un statut régulier. Mais je ne vais pas partir de Thaïlande avant d’avoir gagné suffisamment d’argent. »

 

Quand elle évoque les accords de 2012, Champa se souvient d’une situation ubuesque : « On devait retourner à la frontière birmane, traverser la borne qui était au milieu d’une rue tout à fait ordinaire… puis remonter la rue dans l’autre sens pour s’enregistrer ! »

 

Obtenir des papiers est aussi compliqué pour les autres nationalités.

 

Des emplois mal rémunérés

 

Les amis philippins de Karen doivent ainsi voyager jusqu’à la frontière avec le Cambodge toutes les deux semaines pour bénéficier de l’exemption de visa, alors qu’ils travaillent en Thaïlande depuis des années…

 

« Pour éviter de retourner tout le temps à la frontière, mon frère, sa famille et moi-même nous nous sommes tous achetés un visa de retraite, valable un an, explique Karen. Mais cela nous a coûté cher, 20 000 bahts par visa, et pour l’étendre à leurs enfants, mon frère et sa femme ont payé 50 000 bahts à deux… »

 

Son visage se fait grave. « Tout cela pour un an. Mais mes amis doivent aller soit au Cambodge, soit au Laos pour leur visa, et cela leur coûte entre 1500 bahts et 3000 bahts à chaque fois. C’est beaucoup d’argent. »

 

C’est le coût financier qui amène beaucoup de migrants à rester dans l’illégalité.

 

Parmi eux, un grand nombre de femmes.

 

En effet, tandis qu’elles représentent la moitié des migrants en Asean, elles sont une majorité à occuper des emplois mal rémunérés.

 

Le Laos se distingue à cet égard.

 

Le gouvernement décourage en effet ses citoyens d’émigrer pour occuper des emplois qui « ne mènent pas à une connaissance spécialisée, sont contraires à la tradition, la culture ou la loi, ou sont dangereux pour la santé et la sécurité des travailleurs ».

 

Les travailleuses domestiques sont de fait incluses dans cette catégorie et il leur est difficile d’émigrer légalement en Thaïlande.

 

« L’émigration est une expérience « genrée », explique Meri Åhlberg. Les femmes sont souvent victimes de stigmatisations, non seulement dans leur pays d’accueil, mais aussi dans leur pays d’origine. Et de par les emplois qu’elles occupent, les travailleuses domestiques sont plus vulnérables à des agressions sexuelles et à l’isolement. »

 

L’isolement et la restriction des mouvements touchent particulièrement les travailleuses à domicile qui sont nourries et logées par leurs employeurs.

 

S’organiser, une question vitale

 

« Entre deux emplois chez des familles françaises, raconte Karen, j’ai brièvement travaillé pour des Thaïlandais. Mais ils voulaient que je vive chez eux et me laissaient sortir uniquement le dimanche. Au bout de deux semaines, je suis partie. »

 

Champa, elle, se souvient que ses premiers employeurs ne lui laissaient que deux jours de repos par mois : « Nous étions pourtant quatre employées pour une famille de trois », s’indigne-t-elle.

 

Quant à Priya, elle n’a pas pu sortir seule pendant un an : « Je suis sûre que les migrants irréguliers font face aux mêmes problèmes aujourd’hui », dit-elle.

 

Pourtant, la loi thaïlandaise garantit un jour de repos hebdomadaire aux travailleurs domestiques, ce que seulement 20% des employeurs respectent selon l’ Organisation pour la Promotion du Travail et de l’Emploi (HomeNet).

 

En réalité, le statut des travailleuses domestiques en Thaïlande est particulier et une circulaire de 1998 les prive ces employées de salaire minimum, de durée maximale du travail, de jours de repos hebdomadaires ou encore d’accès à des toilettes privées, à l’eau potable ou à un suivi de santé.

 

Cette exclusion provient de l’ambiguïté qui définit le travail domestique, en raison de la confusion entre le lieu de travail des employées et la résidence des employeurs.

 

Il en découle un amalgame entre le rôle dévolu aux mères et le travail rémunéré des femmes de ménage.

 

On comprend mieux alors pourquoi le terme « mae baan » est utilisé dans les deux sens.

 

« Nous manquons de droits car le gouvernement pense que nous faisons «partie de la famille », juge Champa.

 

Lors de sa plus récente enquête, l’OIT a ainsi constaté que les officiels thaïlandais de plusieurs ministères glissaient sur la terminologie, considérant les travailleuses domestiques tantôt comme des employées, tantôt comme des membres de la famille.

 

L’étude distingue ainsi deux types de relations avec les employeurs : celle de travailleuse sous contrat et celle de « parente fictive ».

 

Le premier type est globalement moins répandu que le deuxième en Thaïlande selon l’OIT.

 

Le lien de « parenté fictive » est considéré comme plus approprié par les employeurs thaïlandais qui demandent souvent à leurs employées de vivre à domicile.

 

Entre mae baan et employeur, un rapport à la fois affectif et très hiérarchique peut se dessiner, structuré par des dynamiques de classes et de genres.

 

Ces relations équivoques peuvent mener à de nombreux abus, qui se déroulent toujours dans le secret du foyer, à l’abri des autorités.

 

D’un autre côté, le contrat peut être perçu par les employées comme une entrave et non comme une preuve de leurs droits.

 

En effet, si une employée rompt son contrat, son visa de travail devient caduc.

 

Par ailleurs, les mae baan s’inquiètent plutôt que le « lien de parenté » soit rompu en cas de maladie ou de vieillesse, ou ne fonctionne pas dans les deux sens.

 

En 2012, un amendement du code du travail a accordé de nouveaux droits aux travailleuses domestiques : un jour de repos hebdomadaire, les jours fériés nationaux et jusqu’à trente jours de congés maladie.

 

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Alice Jetin Duceux

 

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