
Le People’s Party (PP) s’oppose fermement à la volonté du Pheu Thai de mettre en place une Assemblée constituante (CDA), estimant qu’une telle initiative ne ferait qu’alourdir inutilement le processus de révision de la Constitution.
Selon Phanida Mongkolsawat, députée PP de Samut Prakan, les avantages et les limites de la proposition du Pheu Thai ont déjà fait l’objet de débats approfondis au sein de la commission chargée d’examiner la réforme constitutionnelle.
Le Pheu Thai pousse à la création d’une Assemblée constituante (CDA) dont les membres seraient directement élus par la population. Sur les 300 candidats retenus par les électeurs, le Parlement en sélectionnerait ensuite 100 pour siéger au sein de la CDA. Celle-ci désignerait à son tour les membres du Comité de rédaction constitutionnelle (CDC), chargé de rédiger la nouvelle Constitution.
Le parti affirme également que le résultat de la sélection devrait être validé par au moins un cinquième des sénateurs ainsi que par 20 % des membres de l’opposition, afin de garantir qu’aucun camp ne puisse exercer une influence dominante sur le processus.
S’exprimant en tant que porte-parole de la commission de révision, Mme Phanida a indiqué que celle-ci avait déjà décidé de passer outre cette étape et s’était accordée sur la création d’un CDC composé de 35 experts, sélectionnés directement par les législateurs.
Sa déclaration intervient après l’annonce du Pheu Thai, qui souhaite remettre la proposition en discussion lors de la deuxième lecture du projet de loi de révision constitutionnelle, provisoirement programmée les 10 et 11 décembre.
Chusak Sirinil, expert juridique du Pheu Thai et membre du comité, a souligné que la proposition du parti ne contrevenait pas à la décision de la Cour constitutionnelle interdisant l’élection directe des rédacteurs de la Constitution.
Le Pheu Thai a par ailleurs critiqué la formule « 20 choisissent 1 » défendue par le PP, selon laquelle des groupes de 20 députés et sénateurs nommeraient chaque rédacteur de la Constitution. Selon le parti, ce mécanisme favoriserait la mainmise de certaines factions parlementaires sur le processus de révision.
En alternative, le Pheu Thai propose une formule « 28 choisissent 1 », où des groupes de 28 parlementaires désigneraient chaque rédacteur, tandis que dix autres seraient choisis parmi des experts issus de divers domaines.
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