
Trois dirigeants d’Asie du Sud-Est ont participé jeudi 19 février à Washington à la première réunion formelle de la « Board of Peace » convoquée par le président américain Donald Trump : le président indonésien Prabowo Subianto, le secrétaire général vietnamien To Lam et le Premier ministre cambodgien Hun Manet.
En revanche, les Philippines et la Thaïlande – pourtant alliés historiques des États-Unis – ainsi que la Malaisie, signataire d’un récent accord commercial avec Washington, n’étaient pas représentées.
L’instance a discuté de la reconstruction de Gaza et 7 milliards de dollars de promesses d’aide ont été annoncées. Mais nombre d’analystes estiment que le rôle du Conseil pourrait s’élargir et traduire une vision plus transactionnelle des relations internationales, au détriment du système multilatéral traditionnel.
Pour Hanoï, la participation de To Lam s’inscrit dans le renforcement du partenariat stratégique global avec les États-Unis, élevé en 2023. La délégation vietnamienne comprend plusieurs ministres clés, signe de l’importance accordée à ce rendez-vous.
L’Indonésie y voit également une occasion d’accroître son accès à la Maison-Blanche. Prabowo a rencontré Donald Trump en marge du sommet et espère finaliser un accord commercial bilatéral, après plusieurs mois de négociations. Jakarta pourrait ainsi suivre la voie ouverte par la Malaisie et le Cambodge, qui ont déjà conclu des accords intégrant des engagements en matière de contrôles à l’exportation et de barrières non tarifaires.
Tout en rappelant la tradition de non-alignement de son pays, Prabowo a affirmé vouloir une présence américaine forte en Indonésie, se disant prêt à jouer un rôle de « pont » entre grandes puissances.
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