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PHILIPPINES – JUSTICE : L’ex président Duterte est-il un tueur de masse ?

Date de publication : 28/02/2026
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Rodrigo Duterte CPI

 

Les procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) ont affirmé cette semaine que l’ancien président philippin Rodrigo Duterte serait responsable de la mort de « milliers de personnes », des accusations qui s’inscrivent dans le cadre de l’enquête menée sur la guerre contre la drogue lancée durant son mandat.

 

Le mandat d’arrêt visant Rodrigo Duterte a été initialement classé « secret » le 7 mars 2025 avant d’être reclassé « public » le 11 mars 2025. Le 12 mars 2025, l’ancien chef de l’État a été remis à la CPI après son arrestation par les autorités philippines, qui ont exécuté le mandat conformément aux procédures en vigueur.

 

Rodrigo Duterte aurait tué des milliers de personnes lors de sa campagne contre la drogue, a déclaré vendredi un procureur de la CPI, lors du dernier jour d’audiences qui détermineront si l’ancien président des Philippines sera jugé au cours d’un procès pour crimes contre l’humanité. Il encourt la détention à perpétuité.

 

Un panel de trois juges a entendu pendant quatre jours les arguments des procureurs, de la défense et des représentants des victimes. « Il est fier de ses meurtres. Il veut qu’on se souvienne de lui pour cela », a affirmé le procureur Julian Nicholls, résumant ainsi les arguments de l’accusation. « Pendant des décennies, il a assassiné son propre peuple, assassiné les enfants des Philippines, et il prétend avoir fait tout cela pour son pays. Il ne le nie pas », a-t-il poursuivi.

 

Le procureur a soutenu que M. Duterte avait dirigé pendant environ 20 ans un « escadron de la mort » dans la ville de Davao City (sud), où il a été maire à plusieurs reprises avant d’être élu président en 2016. Sous sa présidence (2016-2022), il a lancé une vaste campagne nationale de lutte contre la drogue, officiellement destinée à éradiquer le trafic de stupéfiants et la criminalité.

 

Selon l’accusation, il avait promis de tuer des milliers de personnes et aurait mis cette menace à exécution. Les procureurs ont présenté 76 cas de meurtres présumés, qu’ils décrivent comme une « fraction emblématique » du nombre total de victimes, estimé à plusieurs milliers par des organisations de défense des droits humains.

 

À l’issue de ces audiences dites de « confirmation des charges », la juridiction basée à La Haye dispose de 60 jours pour décider si l’ancien dirigeant sera renvoyé en procès. Les juges peuvent confirmer toutes les charges, en rejeter certaines ou classer l’affaire, ce qui entraînerait sa libération.

 

Âgé de 80 ans, M. Duterte a été absent des audiences, son avocat affirmant qu’il est trop faible pour y assister. Il est inculpé de trois chefs d’accusation de crimes contre l’humanité pour des faits liés à sa « guerre contre la drogue », à la fois durant son mandat de maire et sa présidence.

 

La défense affirme qu’aucun lien direct n’a été établi entre M. Duterte et les meurtres reprochés. En face, les représentants des victimes soutiennent que leurs clients ont subi ces violences et demandent la confirmation des charges, estimant qu’il s’agit d’une étape nécessaire pour que justice soit rendue.

 

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