
La Birmanie pourrait réserver « de bonnes choses » à Aung San Suu Kyi, détenue depuis le coup d’État de 2021. C’est ce qu’a indiqué mercredi le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow, après avoir rencontré le président birman Min Aung Hlaing.
Selon lui, le dirigeant birman a affirmé qu’Aung San Suu Kyi était « bien traitée ». Il a également évoqué des évolutions possibles, sans en préciser la nature. « Cela pourrait être un bon signe », a ajouté le ministre dans un message vidéo avant son retour en Thaïlande.
Min Aung Hlaing a pris ses fonctions au début du mois. Il dirige désormais une présidence civile issue d’un processus électoral critiqué à l’étranger. Beaucoup y voient une tentative de prolonger l’influence militaire sous une autre forme.
Dans ce contexte, les autorités ont engagé plusieurs gestes d’apaisement. Ainsi, l’ancien président Win Myint, proche d’Aung San Suu Kyi, a retrouvé la liberté la semaine dernière dans le cadre d’une amnistie.
Par conséquent, cette décision relance les appels à la libération de l’ancienne dirigeante. Âgée de 80 ans, elle reste détenue dans un lieu tenu secret. Ses partisans dénoncent des accusations, notamment de fraude électorale, qu’ils jugent fabriquées.
Enfin, toute évolution dans ce dossier sera suivie de près. Dans un pays toujours marqué par la guerre civile, le sort d’Aung San Suu Kyi reste un enjeu majeur.
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