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VIETNAM – SOCIÉTÉ : Hanoï durcit les sanctions contre la sélection du sexe des bébés

Date de publication : 09/05/2026
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Le Vietnam renforcera à partir du 15 mai les sanctions contre les pratiques visant à déterminer ou sélectionner le sexe des enfants à naître, dans un contexte d’inquiétudes croissantes face au déséquilibre démographique entre garçons et filles.

 

Le gouvernement vietnamien a adopté un nouveau décret augmentant significativement les amendes liées à la divulgation du sexe des fœtus, aux avortements sélectifs et aux méthodes de sélection du sexe avant la naissance.

 

Des amendes fortement relevées

 

Les médecins ou établissements utilisant des échographies, des analyses médicales ou d’autres examens pour révéler le sexe d’un fœtus risqueront désormais des amendes comprises entre 7 et 15 millions de dôngs (environ 260 à 555 euros), contre 5 à 10 millions de dôngs auparavant (environ 185 à 370 euros).

 

Les autorités vietnamiennes pourront également suspendre les licences professionnelles des praticiens concernés pour une durée allant d’un à trois mois.

 

Les pratiques de divination ou de prédiction du sexe du bébé seront elles aussi sanctionnées par des amendes de 5 à 7 millions de dôngs (environ 185 à 260 euros).

 

Avortements sélectifs et pressions familiales ciblés

 

Le nouveau texte prévoit également des sanctions plus sévères contre les personnes exerçant des pressions sur des femmes enceintes afin qu’elles choisissent le sexe de leur enfant.

 

Les intimidations pourront entraîner des amendes de 7 à 15 millions de dôngs (environ 260 à 555 euros), tandis que l’usage de violences physiques pour imposer un avortement sélectif pourra être puni jusqu’à 20 millions de dôngs (environ 740 euros).

 

Les professionnels de santé pratiquant sciemment des avortements motivés par le sexe du fœtus s’exposeront aux sanctions les plus lourdes, avec des amendes pouvant atteindre 30 millions de dôngs (environ 1 110 euros) ainsi qu’une suspension de licence pouvant aller jusqu’à un an.

 

Les pharmacies et fournisseurs de médicaments impliqués dans ces pratiques risqueront également des suspensions administratives.

 

Un déséquilibre démographique préoccupant

 

Le Vietnam fait face depuis près de vingt ans à un déséquilibre persistant entre naissances masculines et féminines.

 

Selon les autorités sanitaires vietnamiennes, le pays a dépassé dès 2006 le ratio naturel de naissances, avec 109,8 garçons pour 100 filles. Depuis 2012, ce ratio reste supérieur à 112 garçons pour 100 filles dans plusieurs régions du pays, notamment dans le delta du fleuve Rouge.

 

Si cette tendance se poursuit, le Vietnam pourrait compter un excédent de 1,5 million d’hommes d’ici 2034 et jusqu’à 2,5 millions en 2059.

 

Des pratiques clandestines toujours présentes

 

Malgré l’interdiction officielle, plusieurs enquêtes journalistiques menées début 2025 ont montré que des cliniques privées continuaient discrètement de proposer des traitements de fertilité associés à une sélection du sexe des embryons.

 

Selon ces investigations, certains couples auraient pu obtenir des procédures de fécondation in vitro avec tri embryonnaire pour des montants compris entre 200 et 250 millions de dôngs (environ 7 400 à 9 250 euros).

 

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