
Les autorités thaïlandaises ont élargi une enquête pour menace à la sécurité nationale après la découverte d’un important arsenal militaire dans une maison louée par un ressortissant chinois Huai Yai, près de Pattaya.
L’affaire a débuté le 8 mai lorsqu’une berline blanche s’est retournée seule sur une route du secteur de Na Jomtien, dans le district de Sattahip, probablement en raison d’une chaussée rendue glissante par la pluie.
Une arme découverte après un accident
Les policiers intervenus sur les lieux ont découvert dans le véhicule un pistolet Glock 26 ainsi que plusieurs chargeurs de munitions. Les deux occupants, un homme et une femme de nationalité chinoise, ont immédiatement été placés en garde à vue. L’enquête a conduit les forces de l’ordre jusqu’à une maison louée à Huai Yai, où les policiers ont découvert un véritable arsenal.
Fusils M4, grenades et explosifs C4
Lors de la perquisition, les autorités ont découvert un véritable arsenal militaire comprenant deux fusils d’assaut M4, treize chargeurs garnis de munitions, plusieurs grenades, des détonateurs, des gilets pare-balles ainsi qu’un stock de munitions militaires de calibre 5,56 mm. Les policiers ont également saisi près de cinq kilos d’explosifs militaires C4. Selon les enquêteurs, deux gilets tactiques étaient déjà équipés de charges explosives prêtes à être utilisées.
Les autorités thaïlandaises soulignent que le C4 constitue un explosif militaire de haute puissance généralement utilisé dans des opérations de combat ou des actions terroristes.
Une arme liée à un policier thaïlandais
Les investigations ont également révélé qu’une des armes saisies serait enregistrée au nom d’un policier rattaché au commissariat de Sai Mai, à Bangkok. La police cherche désormais à déterminer si cette arme a été volée ou transférée illégalement.
Une situation administrative trouble
Les autorités affirment que l’homme, 31 ans, possédait à la fois des passeports chinois et cambodgien, ainsi qu’une carte d’identité thaïlandaise rose réservée aux étrangers résidant dans le royaume. Son nom apparaîtrait également dans un certificat de domicile à Bangkok. Les enquêteurs examinent désormais la régularité de son statut administratif en Thaïlande.
Selon la police, le suspect était entré pour la première fois dans le pays en 2020 avec un visa touristique avant d’effectuer de fréquents allers-retours. Sa dernière entrée remonte au 27 janvier 2026 avec un permis de réentrée associé à un visa longue durée valable cinq ans.
Durant son interrogatoire, le suspect aurait affirmé souffrir de dépression et expliqué avoir acheté les armes via les réseaux sociaux pour une collection personnelle, évoquant également des intentions suicidaires.
Les autorités disent toutefois ne pas croire à cette version compte tenu de la nature des armes découvertes et de leur puissance militaire. Des psychiatres pourraient être sollicités afin d’évaluer l’état mental du suspect dans le cadre de l’enquête.
Une enquête sous haute surveillance
Le suspect louait la maison de Huai Yai depuis environ deux ans pour un loyer mensuel de près de 38 000 bahts. Le 9 mai, la police l’a transféré sous haute sécurité vers le tribunal provincial de Pattaya après une prise d’empreintes digitales.
Il fait désormais face à plusieurs chefs d’accusation, notamment possession illégale d’armes à feu et de munitions, port d’armes en public sans autorisation, détention d’armes militaires prohibées et possession illégale d’explosifs.
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