
Donald Trump est arrivé à Pékin pour un sommet très attendu avec Xi Jinping, dans un contexte de fortes tensions internationales et d’incertitudes économiques mondiales. Entre crise au Moyen-Orient, commerce international et rivalités technologiques, Washington et Pékin cherchent à stabiliser une relation devenue essentielle pour l’équilibre économique et géopolitique mondial.
Accueilli par le vice-président chinois Han Zheng lors d’une cérémonie officielle, le président américain a ensuite rencontré son homologue chinois au Grand Palais du Peuple. Devant les caméras, Donald Trump a adopté un ton particulièrement chaleureux.
« C’est un honneur d’être avec vous, c’est un honneur d’être votre ami, et la relation entre la Chine et les États-Unis sera meilleure que jamais », a déclaré le président américain à Xi Jinping.
Mais derrière cette séquence diplomatique très orchestrée se cache un enjeu géopolitique majeur : convaincre la Chine d’utiliser son influence sur l’Iran afin d’éviter une aggravation du conflit au Moyen-Orient.
Selon plusieurs médias américains, Donald Trump souhaite obtenir l’aide de Pékin pour pousser Téhéran à limiter l’escalade militaire et préserver la stabilité des approvisionnements énergétiques mondiaux. La Chine demeure en effet le principal partenaire économique de l’Iran et l’un des plus grands acheteurs de pétrole iranien malgré les sanctions occidentales.
Washington considère donc que Xi Jinping dispose d’un levier unique sur les autorités iraniennes, notamment concernant les exportations pétrolières, le trafic maritime dans le Golfe et les négociations autour du programme nucléaire iranien.
La visite présidentielle américaine s’accompagne d’ailleurs d’une impressionnante délégation de dirigeants économiques. Donald Trump a lui-même évoqué « le plus grand rassemblement de chefs d’entreprise du monde » en déplacement vers la Chine.
Parmi les personnalités présentes figurent Jensen Huang, patron de Nvidia, Elon Musk, Tim Cook pour Apple, Larry Fink de BlackRock, Stephen Schwarzman de Blackstone, David Solomon de Goldman Sachs ou encore plusieurs dirigeants des secteurs aéronautique, bancaire et technologique.
Dans un message publié avant son arrivée à Pékin, Donald Trump a expliqué qu’il demanderait personnellement à Xi Jinping « d’ouvrir davantage la Chine » aux entreprises américaines. « Je n’ai jamais vu une idée plus bénéfique pour nos deux pays », a-t-il affirmé.
Mais cette offensive économique s’inscrit aussi dans une logique diplomatique plus large. Les États-Unis cherchent à éviter que Pékin ne soutienne indirectement l’économie iranienne au moment où Washington tente d’isoler Téhéran.
Ces derniers mois, plusieurs sociétés chinoises ont été sanctionnées par les autorités américaines pour leurs liens présumés avec des réseaux commerciaux et financiers liés à l’Iran.
En parallèle, Pékin entend profiter de cette position stratégique pour négocier avec Washington sur d’autres dossiers sensibles, notamment Taïwan, les restrictions américaines sur les semi-conducteurs et les tensions commerciales entre les deux puissances.
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