
Rares sont les chefs de gouvernement thaïlandais à être reçus en France avec autant d’attentes mutuelles. Anutin Charnvirakul, sorti vainqueur des récentes élections législatives dans son pays, est dans ce cas de figure.
Le Premier ministre thaï, peu connu à Paris (voire inconnu) avant d’accéder à la tête du royaume, est en effet dans une position idéale pour mener des discussions fructueuses avec Emmanuel Macron et son homologue, Sébastien Lecornu.
La Thaïlande a besoin de la France et de son expertise héritée de l’histoire coloniale pour mettre un terme au différend frontalier avec le Cambodge. Bangkok a également de solides arguments à faire valoir vis-à-vis des incivilités croissantes d’une partie des touristes français, en particulier à Phuket.
Le royaume, enfin, suivra de près, au début du mois de juillet, la visite officielle de son monarque en France, où sa fille, SAR la princesse Sirivannavari, vit une partie de l’année et expose régulièrement les nouvelles lignes de ses créations originales en matière de haute couture et de joaillerie.
Quels sont les sujets sur la table ?
Un seul, en fait : dissiper quelques malaises liés aux problèmes touristiques récurrents et définir de nouveaux axes de coopération entre deux pays qui partagent une longue histoire commune. La France a, par exemple, sur le plan militaire, une expertise à apporter à la Thaïlande. Le Premier ministre Anutin, dans un tout autre domaine, sera sans doute aussi interrogé par ses interlocuteurs français sur la politique de légalisation partielle du cannabis qu’il a initiée. L’heure des comptes est venue. Réussite ou échec ?
Paris, capitale de la culture, est aussi dans le collimateur du chef du gouvernement thaïlandais à travers l’UNESCO, première étape de sa visite. La Thaïlande s’enorgueillit d’avoir plusieurs sites référencés au patrimoine mondial. Mais la culture n’empêche ni la guerre ni les destructions. La preuve : à la frontière khméro-thaïlandaise…
Chaque semaine, recevez notre lettre d’informations Gavroche Hebdo. Inscrivez-vous en cliquant ici.








