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CHINE – ÉCONOMIE : La croissance ralentit, la demande intérieure reste le principal défi

Journaliste : Gaston Baht Date de publication : 04/07/2026
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La croissance de l’économie chinoise devrait ralentir au deuxième trimestre 2026, confirmant que la reprise reste fragile malgré des exportations toujours très dynamiques. Les économistes de Bank of America anticipent une progression du PIB de 4,5 % sur un an, contre 5 % au premier trimestre.

 

Ce ralentissement s’explique avant tout par la faiblesse persistante de la demande intérieure. Le marché immobilier continue de peser sur l’activité, les investissements des collectivités locales ralentissent et les ménages demeurent prudents dans leurs dépenses. Malgré les mesures de soutien engagées par Pékin, la consommation peine encore à retrouver un véritable élan.

 

Les ventes au détail devraient toutefois repasser légèrement dans le vert en juin (+0,3 % sur un an), grâce notamment à une hausse des ventes automobiles et à un rebond de la restauration, favorisé par un effet de comparaison plus favorable.

 

Les exportations restent le moteur de la croissance

 

À l’inverse, le commerce extérieur continue de soutenir l’économie chinoise. Les exportations devraient progresser d’environ 20 % sur un an en juin, portées par la forte demande mondiale en semi-conducteurs, composants électroniques et équipements liés à l’intelligence artificielle.

 

Les importations demeurent également bien orientées, même si la baisse récente des prix de l’énergie et de certaines matières premières limite leur progression en valeur. La Chine devrait ainsi enregistrer un excédent commercial de près de 128 milliards de dollars sur le mois.

 

Une inflation maîtrisée mais des entreprises prudentes

 

L’inflation resterait contenue, autour de 1,3 % en juin, tandis que les coûts de production des entreprises continueraient d’augmenter sous l’effet de la hausse des prix industriels.

 

En revanche, la demande de crédit reste modérée, signe que les entreprises comme les ménages hésitent encore à investir malgré les politiques de soutien mises en œuvre par les autorités chinoises.

 

Un enjeu majeur pour l’Asie

 

Ce ralentissement est suivi avec attention dans toute l’Asie. La Chine demeure le premier partenaire commercial de nombreux pays de la région, notamment la Thaïlande, le Vietnam, la Malaisie et le Cambodge. Une demande chinoise moins dynamique pourrait freiner les exportations régionales, peser sur certains investissements et ralentir les échanges commerciaux.

 

À l’inverse, la vigueur persistante des exportations chinoises dans les secteurs de haute technologie illustre la montée en puissance du pays dans les industries liées à l’intelligence artificielle, un domaine qui continue de soutenir son activité malgré les difficultés du marché intérieur.

 

Les prochaines statistiques officielles seront donc particulièrement scrutées. Si le ralentissement se confirme, Pékin pourrait être amené à renforcer ses mesures de soutien au cours du second semestre afin d’atteindre son objectif annuel de croissance.

 

Gaston Baht

 

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