
Le tribunal populaire provincial d’Attapeu, dans le sud du Laos, a condamné quinze agents et anciens responsables publics dans une affaire de corruption. Dix d’entre eux ont écopé de la réclusion à perpétuité.
Le tribunal populaire provincial d’Attapeu a rendu son verdict le 30 juillet dans une affaire de détournement de fonds publics commis entre 2021 et 2024.
Selon les informations judiciaires publiées par un média d’État laotien, quinze prévenus ont été condamnés. Dix ont reçu une peine de réclusion à perpétuité. Les cinq autres ont écopé de peines comprises entre deux ans et six mois et vingt ans de prison.
Plusieurs services provinciaux impliqués
L’affaire concerne plusieurs administrations de la province, notamment les services des finances, de la planification et de l’investissement, ainsi que le bureau provincial.
Sulixay Suliyalay, dit « Mou », 37 ans, ancien responsable adjoint au sein de l’administration provinciale, est présenté dans le jugement comme l’un des principaux organisateurs du système.
Les condamnations portent notamment sur des faits de détournement de biens publics, corruption, abus de fonctions, falsification de documents et, dans certains cas, blanchiment d’argent.
Des fonds retracés dans trois devises
Le dossier ne retient pas une somme unique exprimée en dollars. Les enquêteurs ont retracé 103,49 milliards de kip, 2,356 millions de dollars américains et 1,5 milliard de dong vietnamiens. Une partie des fonds en dong aurait ensuite été convertie en kip et en bahts thaïlandais.
Le tribunal a évalué le préjudice subi par la province à 51,95 milliards de kip, 2,316 millions de dollars et 60 000 bahts.
Cinq autres condamnations
Parmi les cinq prévenus qui n’ont pas été condamnés à perpétuité, trois ont écopé respectivement de vingt ans, dix-huit ans et six mois, et seize ans et six mois de prison. Les deux autres peines s’élèvent à cinq ans et à deux ans et six mois. Dans ce dernier cas, sept mois et onze jours déjà purgés ont été pris en compte.
Le tribunal a également prononcé des amendes, des confiscations et plusieurs obligations de remboursement.
Les biens saisis pourront être vendus
Les condamnés devront rembourser solidairement les dommages causés à l’État. Si les sommes ne peuvent pas être récupérées directement, les autorités pourront vendre les biens saisis ou placés sous séquestre. Les prévenus resteront responsables de tout montant qui n’aurait pas été couvert par ces ventes.
Un autre mis en cause est décédé pendant la procédure. Les poursuites pénales ont donc été abandonnées, mais ses biens saisis pourront toujours servir à indemniser l’État.
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