
Nouveau développement dans le conflit autour du Samui Exotic Park. La propriétaire thaïlandaise de l’établissement et son mari français ont saisi, lundi 24 août, la Crime Suppression Division à Bangkok. Ils demandent aux enquêteurs d’examiner les menaces et actes de harcèlement dont ils affirment être victimes depuis le début de la polémique.
L’affaire remonte désormais jusqu’à la police centrale à Bangkok. La propriétaire du Samui Exotic Park et son mari français ont déposé une plainte auprès de la Crime Suppression Division (CSD), qui dépend du Central Investigation Bureau (CIB).
Le couple était accompagné de Suk Saknarongdej, président du groupe de bénévoles Siam Asa, qui dit avoir facilité la mise en relation avec les autorités.
Menaces et intimidation dénoncées
La propriétaire affirme avoir reçu des messages menaçant sa famille, son domicile et le parc, notamment de les incendier. Elle rapporte également la présence répétée de véhicules près de son domicile, qu’elle interprète comme de possibles actes de surveillance ou d’intimidation.
Elle demande aussi à la police de vérifier les déclarations attribuées à certaines personnes qui auraient affirmé pouvoir agir librement à Koh Samui et disposer de relations avec des policiers et des avocats.
Ces accusations doivent désormais être vérifiées par les enquêteurs. Un volet de l’affaire a toutefois déjà connu une suite judiciaire : un ressortissant israélien a été condamné à une amende de 5 000 bahts après des menaces publiées sur Facebook contre la propriétaire du parc, une décision déjà rapportée par Gavroche.
Le déplacement du gérant français également documenté
La propriétaire est également revenue sur un épisode impliquant directement son mari. Elle reconnaît que le gérant français s’est rendu dans une propriété liée à l’autre partie, mais affirme qu’il répondait à un message le défiant de venir sur place.
Elle conteste qu’il ait menacé de faire expulser des ressortissants israéliens de Koh Samui ou de les empêcher de séjourner sur l’île.
Selon elle, le déplacement, la conversation et le retour ont été filmés. Le couple se dit prêt à remettre ces images aux enquêteurs et à répondre de ses propres actes si ceux-ci établissent une infraction.
La propriétaire a également rappelé sa version de l’origine du conflit : des différends concernant des paiements, des demandes de remboursement et le non-respect des règles du parc auraient conduit l’établissement à refuser de nouvelles entrées à certains visiteurs.
La famille israélienne à l’origine de la polémique affirme au contraire avoir été refoulée le 12 août en raison de sa nationalité. Des images de la confrontation et des publications du parc explicitement dirigées contre les visiteurs israéliens avaient ensuite amplifié l’affaire.
La question des visas reste ouverte
En parallèle, les autorités de Surat Thani continuent d’examiner la situation administrative de plusieurs protagonistes étrangers.
Comme Gavroche l’avait précédemment rapporté, cet examen concerne notamment le gérant français du parc et un ressortissant israélien et pourrait, selon ses conclusions, entraîner des mesures concernant leur droit de séjour. Aucune révocation de visa n’a été prononcée à ce stade.
La saisine de la Crime Suppression Division marque ainsi une nouvelle étape dans cette affaire. Après les accusations échangées depuis près de deux semaines, les enquêteurs disposent désormais de nouveaux témoignages, vidéos et documents qu’ils devront confronter pour établir les responsabilités de chacun.
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