
Les fortes pluies et les inondations perturbent l’activité dans plusieurs régions thaïlandaises, notamment à Bangkok. Un économiste de l’université Rangsit évalue leurs conséquences à 25,3 milliards de bahts pour les quatre jours du 24 au 27 septembre. Ce chiffre repose sur un scénario intermédiaire : les dégâts et les pertes d’activité n’ont pas encore fait l’objet d’un bilan définitif.
Selon le relevé publié par le Département de prévention et d’atténuation des catastrophes le 27 septembre à 6 heures, les inondations touchaient 174 803 foyers dans 25 provinces, auxquels s’ajoutaient 52 000 foyers à Bangkok. Les autorités recensaient alors huit morts : cinq dans la province de Sa Kaeo, deux à Chanthaburi et un à Saraburi. Ces chiffres décrivent la situation à l’heure du relevé et peuvent évoluer.
Des estimations encore très variables
Aat Pisanwanich, économiste à l’université Rangsit, estime les pertes économiques des 24 au 27 septembre à 25,345 milliards de bahts dans son scénario intermédiaire. Son hypothèse basse s’établit à 16,896 milliards et son hypothèse haute à 33,793 milliards de bahts. Ces montants prennent en compte les dommages ainsi que les activités interrompues ou ralenties.
L’étude examine les conséquences économiques dans 48 provinces, Bangkok comprise. Ce périmètre ne doit pas être confondu avec les 25 provinces où les secours signalaient des inondations en cours le 27 septembre.
Une autre évaluation, proposée par l’université de la Chambre de commerce thaïlandaise, avance 10 milliards de bahts pour une période de trois jours. Les méthodes et les périodes étudiées diffèrent : aucun de ces chiffres ne constitue pour l’instant une facture nationale arrêtée.
Bangkok concentre une part importante des pertes envisagées
Dans le scénario intermédiaire de l’université Rangsit, 10,6 milliards de bahts, soit environ 42 % du total estimé, concernent Bangkok. Les perturbations des commerces, des services et des déplacements pèsent dans ce calcul. La durée des interruptions sera déterminante pour connaître le coût réel de l’épisode.
Le 28 septembre au matin, le gouvernement indiquait que la circulation reprenait normalement dans plusieurs secteurs de la capitale. Il signalait toutefois des rues et des communautés encore fortement inondées. Les autorités surveillent également l’eau qui descend du Nord vers la plaine centrale et le bassin du Chao Phraya.
Une comparaison à manier avec prudence
Les inondations actuelles rappellent celles de 2011, mais les chiffres disponibles ne décrivent ni la même durée ni le même stade de la catastrophe. Les grandes crues de 2011 ont commencé en juillet, atteint Bangkok en octobre et persisté dans certaines régions jusqu’à la mi-janvier 2012.
La Banque mondiale avait évalué les dommages et pertes à 1 430 milliards de bahts, soit 46,5 milliards de dollars de l’époque et environ 12,6 % du PIB thaïlandais. Son évaluation rapide a été menée en novembre 2011, dans 26 des 66 provinces touchées ; elle ne représente donc pas un relevé exhaustif de chaque dommage survenu jusqu’à la fin des crues. Une publication ultérieure de la Banque mondiale fait état de 815 morts pour la catastrophe.
Pour 2026, les 25,3 milliards de bahts restent une projection limitée à quatre jours. Le bilan dépendra de l’évolution des inondations, de leur durée et de leurs effets sur les habitants, les entreprises et les infrastructures.










