
Singapour durcit le ton face aux entreprises susceptibles d’être liées aux incendies de forêt en Indonésie. Mercredi 28 octobre, trois membres du gouvernement ont réuni les dirigeants de dix sociétés pour leur demander de coopérer aux investigations. La cité-État prépare désormais une réforme législative qui pourrait considérablement renforcer ses moyens d’action.
Le vice-Premier ministre Gan Kim Yong, le ministre de l’Intérieur K. Shanmugam et la ministre de l’Environnement Grace Fu ont participé à cette rencontre. Les entreprises présentes ont accepté de collaborer avec les autorités, qui cherchent à établir leurs éventuels liens avec les incendies responsables des fumées transfrontalières.
Des enquêtes financées par les entreprises
La principale nouveauté concerne les pouvoirs d’investigation. Singapour veut obliger les sociétés concernées à financer des enquêtes indépendantes sur leurs activités, leurs filiales et leurs fournisseurs, y compris en dehors de son territoire.
Les entreprises devraient choisir des cabinets spécialisés parmi une liste agréée par les autorités. Ces enquêteurs remettraient ensuite leurs conclusions à l’Agence nationale de l’environnement (NEA).
Le gouvernement prévoit de présenter cette réforme au Parlement le 3 novembre. Elle pourrait également sanctionner les entreprises qui refuseraient de coopérer.
Comme Gavroche l’avait rapporté le 21 octobre, Singapour avait déjà engagé des démarches contre plusieurs groupes soupçonnés d’entretenir des liens avec les incendies indonésiens.
Cette fois, les autorités cherchent à se doter de moyens juridiques supplémentaires pour obtenir des preuves au-delà de leurs frontières. Elles rappellent toutefois qu’aucune responsabilité n’est établie à ce sta
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