
L’Indonésie durcit sa lutte contre les incendies de forêts. La police nationale a annoncé la mise en cause de 20 entreprises, dont quatre à capitaux étrangers, et de 245 personnes. Plusieurs sociétés pourraient également perdre leur licence d’exploitation.
Jeudi 29 octobre, lors d’une conférence de presse à Pontianak, sur l’île de Bornéo, le chef de la police judiciaire indonésienne, le commissaire général Asep Safrudin, a présenté le bilan des enquêtes sur les incendies de forêts et de terres agricoles.
Les investigations visant les entreprises portent sur 104 procédures et 29 168 hectares de terres brûlées. Parmi les 20 sociétés désignées comme suspectes, 16 sont indonésiennes et quatre bénéficient de capitaux étrangers.
La police recommande également le retrait des licences d’exploitation de 23 entreprises. Elle invoque notamment la répétition des incendies, leur origine dans certaines concessions et l’insuffisance des équipements de prévention et de lutte contre les feux.
Parallèlement, 245 personnes sont mises en cause dans 287 procédures distinctes, concernant près de 5 859 hectares brûlés.
La police entend poursuivre les auteurs d’incendies volontaires comme ceux provoqués par négligence. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations, tandis que les autorités compétentes doivent encore se prononcer sur les sanctions administratives recommandées.
Cette offensive marque une nouvelle étape dans la lutte contre les incendies qui ravagent régulièrement l’archipel indonésien et dont les fumées peuvent affecter les pays voisins.
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