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ASIE – DIPLOMATIE: 2020, l’année qui peut transformer le partenariat Chine-Europe

Journaliste : Redaction
La source : Gavroche
Date de publication : 24/01/2020
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Gavroche est aussi une plate-forme d’analyses et de textes d’opinions.Alimenter le débat sur les relations entre l’Asie du sud-est, la France et l’Europe est également notre affaire. Bienvenue donc à Philippe Le Corre, spécialiste français reconnu de ces questions, collaborateur de plusieurs universités américaines, de Sciences-Po, de l’Essec et de l’université de Cergy Pontoise. Pour ce dernier, 2020 s’annonce, à coup sur, comme une année à suivre sur le front euro-asiatique.

 

Une analyse de Philippe Le Corre, chercheur à la Harvard Kennedy School et à l’Institut de recherche et d’enseignement sur la négociation de l’Essec

 

Alors que les États-Unis entament une année électorale qui pourrait décider de la réélection du républicain Donald Trump à la présidence, la Chine et l’Europe démarrent elles-aussi une année importante. Trump réélu, l’Amérique s’obstinera-t-elle à défendre exclusivement ses intérêts propres, souvent contre ceux de ses alliés européens et asiatiques? Rien n’est moins sûr, mais c’est la thèse que défendent le régime de Pékin et ses relais. Si l’Amérique ne veut pas de nous, en effet, pourquoi ne pas s’allier avec la Chine ?

 

Alliance à long terme

 

La direction du Parti communiste chinois a fait de 2020 celle des relations avec l’Europe. Les annonces et projets de partenariats prolifèrent, ici et là. Allemagne, Italie, Grèce, Royaume-Uni, Suisse, Hongrie et même France font partie des pays approchés pour former une alliance de long terme, avec en toile de fond les nouvelles « routes de la soie » et autres concepts pharaoniques. Bruxelles, siège de la Commission européenne, fait l’objet de toutes les attentions de la part d’une diplomatie chinoise de plus en plus active et précise.

 

Filtrage des investissements

 

Mais dans ce cas, pourquoi la Chine tient-elle des propos aussi menaçants ? Le 27 décembre, dans un entretien au Financial Times, le journal le plus influent vis-à-vis des élites européennes, l’ambassadeur auprès de l’UE, Zhang Ming, a averti Bruxelles que les politiques européennes de filtrage des investissements étrangers (visant principalement la Chine) ou sur la technologie 5G pourraient mener à des « suspicions » de la part des entreprises chinoises ? « Les pays de l’UE », dit-il, doivent promouvoir la coopération internationale et la libre circulation des marchandises, sinon « ce sera un désastre pour eux ». En clair, l’Europe doit ouvrir largement ses portes aux produits et aux entreprises chinoises, lesquels ont pourtant depuis trois décennies bénéficié d’un très large accès au marché commun comme quiconque peut le vérifier quotidiennement.

 

«A pas de fourmi»

 

Ce sont au contraire les entreprises européennes qui depuis quelques années trouvent difficilement leur place sur le marché chinois, souvent réservé aux champions locaux dans nombre de secteurs. Le moment choisi par l’ambassadeur n’est pas le fruit du hasard, car il fait suite à une analyse peu amène de Sabine Weyand, qui dirige la toute-puissante DG Trade à la Commission. Les négociations au sujet d’un éventuel traité bilatéral d’investissements avancent « à pas de fourmi » a-t-elle déclaré en décembre, et Pékin doit fournir « davantage de garanties ». A quelques mois des deux sommets sino-européens qui doivent se tenir, l’un au printemps à Pékin, et l’autre à Leipzig (Allemagne) en septembre en présence de tous les chefs de gouvernements de l’UE et du numéro un chinois Xi Jinping, l’ambiance n’est pas au beau fixe. Sans doute la Chine a-t-elle perçu que l’année 2019 –la dernière de la Commission Juncker- a été celle des avertissements et des mesures de protection en matière d’infrastructures et de technologie.

 

Réciprocité économique

 

Certes, Washington a tenté de faire pression sur certains pays européens pour qu’ils n’accèdent pas aux exigences chinoises sur la 5G qui doit en principe entrer en service d’ici 2021. Mais les Européens n’ont pas besoin de mises en garde. Dans les années à venir, la relation avec Pékin sera déterminante et nécessite un travail sophistiqué, auquel se sont attelés la Commission européenne et certains pays-membres, avec pour objectif le respect de la réciprocité économique et de l’état de droit surtout lorsqu’il s’agit d’investissements sur le territoire européen. Il en va de même pour les valeurs défendues par l’Europe. A cet égard, la remise du prix Sakharov pour la liberté d’expression, décerné par le Parlement européen au militant des droits de l’homme ouïghour Ilham Tohti, qui purge une peine de prison à vie en Chine, fait honneur à l’Europe, n’en déplaise aux esprits chagrins.

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