
La Banque asiatique de développement (ADB) a revu à la baisse ses prévisions économiques pour l’Asie et le Pacifique, en raison des répercussions du conflit au Moyen-Orient. L’institution table désormais sur une croissance de 4,7 % en 2026 et de 4,8 % en 2027, contre 5,1 % anticipés précédemment pour ces deux années.
Dans le même temps, l’ADB a nettement relevé ses projections d’inflation. Celle-ci devrait atteindre 5,2 % en 2026, contre 3,6 % estimés auparavant. Son président, Masato Kanda, a qualifié cet ajustement de « significatif ». Selon lui, la guerre a entraîné une hausse des prix de l’énergie, un durcissement des conditions financières et un ralentissement de l’activité économique dans la région.
Il a également souligné que ces tensions ne relèvent pas d’un phénomène temporaire. Elles traduisent, selon lui, des changements durables dans les réseaux mondiaux de l’énergie et du commerce.
Risques accrus en cas d’escalade
Par ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) a lui aussi abaissé ses prévisions de croissance mondiale à 3,1 % pour 2026, citant notamment le conflit en Iran et au Moyen-Orient.
L’ADB met en garde contre une aggravation possible de la situation en cas d’escalade. Une hausse durable des prix du pétrole pourrait peser davantage sur les économies de la région. Dans ce scénario, la croissance des pays en développement d’Asie et du Pacifique tomberait à 4,2 % en 2026 et à 4,0 % en 2027, tandis que l’inflation pourrait grimper jusqu’à 7,4 %.
Face à ces incertitudes, l’institution recommande aux banques centrales de limiter la volatilité des marchés financiers, tout en surveillant de près les anticipations d’inflation.
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